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En préambule je veux remercier Mr Roger DUMOLLARD de m'avoir autorisé à
copier son ouvrage cité en fin de page.
 
Les textes en écriture manuscrite sont du docteur Domenget lui même.

Louis François MarieDOMENGET est né le 20 mai 1790. Son père était
avocat au Sénat de Savoie, mais il préfère suivre des études de médecine,
et exerce ses premiers talents dans les armées napoléonniennes. De retour
en Savoie, il s'adonne entièrement à son art et aux sciences qui s'en
rapprochent. Son renom le fait remarquer par la famille royale et par les
académies étrangères. La liste de ses distinctions est longue et explicite.
 
	Cependant ses mérites professionnels ne doivent pas occulter ses
valeurs civiques, toutes de bonté, de générosité et de désintéressement.
Ainsi, marié à Mlle BALMAIN, dont le père avait acheté le chateau de Challes
et ses terres comme bien national sous la Révolution, il est nommé syndic du
Conseil Communal de TRIVIERS pendant une douzaine d'années, entre 1833 et 1852.
Ses largesses ont eu raison de quelques problèmes financiers, dans le cas de
l'église et de l'école. Il s'est acharné à faire connaître l'eau exceptionnelle 
qu'il découvrit un beau matin dans sa propriété.
 
	Décédé à Chambéry le 4 février 1867, ses funérailles ont lieu sous une
pluie battante. Une messe chantée est donnée à la cathédrale. Une foule
nombreuse y assiste, faite de personnalités civiles et militaires, mais
aussi de personnes appartenant à toutes les classes de la société, signe
d'une vraie popularité. Il est enterré à TRIVIERS, où il repose toujours.
Le docteur Guilland, Président de l'Académie, y fait un discours émouvant
devant toute la population du village rassemblée.
 
 

LA DECOUVERTE
 	Ce fut dans un des premiers beaux jours du printemps de 1841, que l'Eau
de Challes fit son apparition à la surface du sol. Il n'a fallut rien moins que le
concours heureux et vraiment providentiel de plusieurs circonstances pour
l'effectuer, l'eau minérale ayant dû franchir de nombreux obstacles pour
parvenir à la lumière. Jusque-là elle coulait et se perdait, à une profondeur
de quelques mètres, entre les couches d'une roche calcaire, marneuse, bitumeuse,
ferrifère, appartenant au terrain jurassique moyen.
  Les circonstances
	Entouré de ma famille, dans une promenade du matin, je fus frappé d'une
odeur sulfureuse qui éveilla mon attention: je cherchai autour de moi, et je ne
tardai pas à découvrir un très petit filet d'une eau blanchâtre qui ne ressemblait
en rien à l'eau d'un ruisseu dans lequel il se dirigeait, et encore moins à l'eau d'une
source abondante, fraiche et limpide, s'échappant, à une petite distance, d'un
creux de rocher.
 	De  temps immémorial, ... il existait... une source réputée, par les habitants
de la commune, salubre et même curative de quelques affections. Cette eau était
avidement recherchée des bestiaux, qui la préféraient à celle d'un ruisseau d'eau
vive coulant à coté, et avec laquelle elle se confondait presque à son origine.
	Quelques personnes avaient trouvé à cette eau une saveur qu'elle comparaient
à celle de la poudre à canon.
	J'ignorais ces faits, qui m'ont été rapportés depuis...
 
	Ainsi, ce 11 avril, date précisée par le docteur DOMENGET dans son premier
ouvrage de 1841, il constate encore: De légères parcelles de souffre étaient
déposées sur quelques petits cailloux; une pièce d'argent plongée et agitée pendant
une ou deux secondes, prit à l'instant une teinte noirâtre. Evidemment, cette eau
était sulfureuse... à un très haut degré.
 
 	Alors, deux jours après,la curiosité scientifique l'emporte: ... je ne
tardai pas à entreprendre des travaux pour découvrir son point d'émergence, et
m'assurer de son volume et de ses qualités. Après avoir fait enlever, à l'aide d'une
pioche, une couche d'un demi-mètre environ d'unterrain caillouteux, fortement
lié par un ciment calcaire, une crête d'un banc de rocher fut mise à découvert, et
mon étonnement fut des plus grands, en voyant suinter l'eau minérale d'une fissure
très serrée, à bords cristallisés, et d'entendre de petits sifflements qui se succédaient
de temps en temps. Ma curiosité fut piquée, et bientôt, les mains armées du ciseau
 et du marteau, je m'occupai d'ouvrir avec précaution la roche pour tout examiner.
En quelques heures, je parvins à creuser un bassin de la contenance d'environ 30 litres;
je me livrai ensuite à quelques expériences d'analyse, qui me décelèrent les principaux
ingrédients renfermés dans cette eau, et je reconnus que le gaz qui s'échappait par
bulles à de petits intervalles, n'était que du gaz d'azote. Le lendemain, j'eu la
satisfaction de voir mon petit bassin rempli de l'eau minérale.
 
 	Si vous souhaitez en savoir plus vous pouvez utilement consulter
l'ouvrage de Mr Roger DUMOLLARD "De TRIVIERS à CHALLES-LES-EAUX...
... 150 ANS de THERMALISME" édité par l'Office Thermal et Touristique
de Challes-les Eaux.
 
 
Il n'est pas impossible dans quelques temps de voir transcrit intégralement
l'ouvrage de Mr DUMOLLARD.