ITAM Charles Pierre Magloire

Né à Paris (Seine) 5 février 1789 - ibid. 26 avril 1863, fils de Claude et de Françoise Anne THIRION.
Orphelin de père et de mère à la mort de son père, soldat décédé aux Invalides le 2 avril 1800.
Il est placé en tutelle ainsi que sa soeur et ses trois frères.

Tambour à la 33ème demi-brigade dès le 12 août 1801,
caporal le 26 septembre 1807,
il est finalement lieutenant le 1er avril 1813.

Il fait les campagnes des ans 11 à 13 sur les côtes de l'Océan et sur la flottille, est successivement en Autriche, en Prusse, en Pologne, à nouveau en Autriche, dans le corps d'observation de l'Elbe, en Russie.
Le 30 août 1813, il est blessé d'un coup de feu à la joue droite à Kulm et fait prisonnier par les Russes.
Il avait été précédemment contusionné à Eckmuhl, blessé à Austerlitz, Iéna, Eylau.

Il est de retour de captivité le 17 octobre 1814, en demi-solde à compter du 18 août 1814, au 11ème de ligne le 1er avril 1815, en demi-solde le 12 septembre 1815.
En août 1817 et novembre 1818, à Paris, il a deux fils de Marie Françoise VATHIER, respectivement Jean-Charles et François.
Il épouse Anne Angélique CHICOT en mars 1826. En 1830, il habite La Châtre dont son épouse est native et prend le commandement de la garde nationale le 30 juillet.
Il est réintégré dans l'armée au 15ème de ligne le 16 décembre 1830.
Stationné à Tarascon le 30 juin 1831, il enfreint des ordres reçus en dissuadant sa compagnie de grenadiers< de marcher contre un attroupement réuni autour d'un arbre de la liberté orné de drapeaux tricolores, du coq gaulois et d'un buste de Louis-Philippe. Le bataillon était suivi de trois à quatre cents carlistes.
ITAM est présenté au conseil de guerre dans les plus brefs délais, transféré à Marseille ainsi que trois grenadiers puis à Toulon où il passe au conseil les 12 et 13 juillet.
Il est acquitté à l'unanimité moins une voix, celle du président.
Un banquet lui est offert après le jugement des trois grenadiers qui sont également acquittés.
Il rejoint la compagnie des fusiliers vétérans de la Vienne le 30 juillet 1831
puis le 2ème bataillon d'infanterie de ligne d'Afrique en 1833 mais quitte l'Algérie et rentre dans ses foyers pour jouir de la solde de congé à compter du 12 octobre 1833, en attendant sa retraite.
Il est réformé pour infirmités incurables en 1835.

Il sera décoré de la légion d'honneur le 28 novembre 1850, mourra aux Invalides.
Sous la IIIème République, il donnera son nom à un boulevard de Tarascon.


Explication de la situation tarasconnaise
Il faut dire que la ville de Tarascon était agitée en 1831.
Les 23 mai un attroupement du 2e régiment de chasseurs à cheval avait saccagé le café de Tivoli du sieur Ambroix.
Le 24 ils étaient même revenus avec des civils, cf. p. 311 (Ambroix c. la commune de Tarascon et le 2e régiment de chasseurs) du Journal du Palais, présentant la jurisprudence de la Cour de cassation et des cours d’appel de Paris et des autres départements … ss la rédaction en chef de M. Ledru-Rollin,… Tome Ier de 1833 (Anc. coll. 55.- Nouv. éd., 55).- Paris : Au Bureau du Journal du Palais, 1833.- 656 p.


Sources
Arch. de la Ville de Paris
Arch. de la Guerre
Gazette des Tribunaux M. Agulhon, Une Ville ouvrière au temps du socialisme utopique: Toulon de 1815 à 1851, 1977, p. 202 (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. Centre de Recherches Historiques. Civilisations et sociétés ; 18)
Familles Itam, Ytam aux pp. 437 et 537 de l'index de l'Inventaire sommaire des Archives communales antérieures à 1790... Ville de Chalons-sur-Marne de Mr Paul PÉLICIER.


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