LA VIE RELIGIEUSE

        Elle imprégnait la vie de nos ancêtres. Elle leur apportait un idéal moral, le repos hebdomadaire, des fêtes chômées. On allait à la messe le dimanche matin, aux vêpres l’après-midi. 2 fois par mois, il y avait bénédiction du Saint-Sacrement avec encens et chants.

        Dans l’église il n’y avait pas ni bancs, ni chaises jusqu’en 1800. On était debout ou à genoux. Puis on put s’asseoir, moyennant une redevance annuelle vers 1856.

        On s’échangeait les nouvelles à la sortie de la messe.

 

Les manifestations

        On sonnait l’angélus le matin, à midi et le soir. On sonnait aussi les cloches les veilles de fêtes. Le curé dirigeait les chanteuses, les chantres, les enfants de chœur.

        La messe de minuit les gens y venaient à pied avec des lanternes allumées. On mangeait au retour.

        Pour la chandeleur (2 février) le curé bénissait les cierges que les fidèles emportaient. Ils protégeaient contre l’orage.

        On observait le carême ; le Jeudi-Saint c’était la fête des enfants qui recevaient une médaille. Le Vendredi-Saint on assistait au chemin de croix. Le jour de paques les hommes communiaient. Pour la Pentecôte, on faisait une procession autour de l’église en chantant le veni creator.

        Pour la Fête-Dieu on faisait des reposoirs. Le premier dimanche de mai, on bénissait des croix que l’on plaçait dans les champs pour protéger les récoltes.

        3 jours avant l’Ascension c’était les prières des rogations. Les mois de prières étaient mars pour Saint-Joseph, mai pour la Ste-Vierge, juin pour le Sacré-Cœur, octobre pour le rosaire.

        L’instruction religieuse était faite par le curé, les missionnaires, les visites pastorales.

La distribution du Pain Bénit :

        Cette coutume est très ancienne. On donnait le pain bénit à ceux qui ne pouvaient pas communier. On portait un morceau de pain bénit aux malades. Plus tard on le distribuera aux portes de l’église à la fin de la messe. Chaque famille l’apportait à tour de rôle, enveloppé dans une serviette blanche et le donnait au curé pour qu’il le bénisse.

        Il y avait des confréries : Saint-Prim, Saint-Vincent ?, Sainte-Anne. Ils accompagnaient les défunts lors de l’inhumation, priaient pour eux.


 

 

LES FÊTES

Les coutumes reposaient de la fatigue des travaux, permettaient aux gens de se retrouver, de s’amuser.

Les vogues Elles sont nées de la célébration de la fête des saints patrons des églises ou des chapelles. A cette occasion se mêlaient piété religieuse et réjouissances païennes. On assistait à la messe, puis on s’amusait, parfois encore le lundi. On mangeait plus (de la viande) et on buvait du vin. On cuisait au four les brioches. On dansait le rigodon.

Les Charivaris Si un garçon avait courtisé 2 filles en même temps, les amis de celles qui avait été abandonnée organisait un charivari. La veille du mariage, ils faisaient un bruit infernal autour de la maison du futur (sonnailles, casseroles, etc…). Si un veuf ou une veuve se remariait tôt après le décès du premier conjoint ils avaient aussi droit au charivari.

Le 1er dimanche de carême On faisait des feux de joies (fête des brandons) St-Jean ?.

La revole Quand on avait fini un travail (foin, moisson, vendanges) on faisait la fête

Le bouquet des conscrites Les conscrits portaient un bouquets à leurs conscrites.

Les veillées De la Toussaint à la fin du mois de mars on se réunissait pour la veillée. On faisait des paniers, on tricotait, on disait des histoires, on chantait.

 

 

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© Yannick VOYEAUD novembre 2000