LES INTEMPÉRIES

 

Au cours de ce siècle le village et les habitants ont subi des intempéries que l’on trouve notées dans les délibérations du conseil municipal.

 

« Pendant les nuits des 26, 27, 28, 29 floréal dernier[1] la gelée a attaquée presque la totalité des vignes de cette commune, au point que de deux et même de trois ans, il ne sera pas possible d’y cueillir du vin, et que même, il y a une partie de ces vignes qui seront entièrement mortes parce que la gelée de l’hiver dernier avait fait mourir le haut des souches et qu’elles n’avaient poussé que par le pied.

Vu les diverses lois qui ont pour objet d’accorder des indemnités sur les accidents extraordinaires et imprévus et des formalités à observer pour les obtenir. Considérant que cette intempérie est du cas prévu par les lois sur cette matière :

Arrête qu’il nomme les citoyens Claude CRÊT et Joseph BROSSE pour commissaires à l’effet de vérifier et estimer les dits dommages. »

On ne sait pas si les vignerons sinistrés ont obtenu une indemnité.

 

1802 fut aussi une année de grande sécheresse.

Le 8 octobre 1802 la maire est obligé de prendre des mesures pour prévenir les épizooties qui se sont manifestées parmi les bêtes à cornes occasionnées cette année par la grande sécheresse

 

29 mars 1810

Dégradations occasionnées par une intempérie de saison à la requête de Jean BIGOT. : « Nous maire, nous nous sommes transporté sur le terroir nommé mas du Puy, à l’effet de constater les dégâts occasionnés dans les propriétés du susdit Jean Bigot, par suite des pluies continuelles qui ont eu lieu depuis 1 mois. Nous avons reconnu qu’elles ont occasionné et notamment dans la nuit du 27 au 28, un éboulement de mur servant de soutènement à une vigne, sur une longueur d’environ 24 mètres, ce qui porte un préjudice notable à une fosserée de vigne qui peut être entraînée d’un instant à l’autre, avant qu’on ait construit un nouveau mur qui sera d’une dépense considérable pour le plaignant, en foi de quoi nous avons délivré le présent au dit Jean Bigot, pour lui valoir, à ce que raison. »

 

28 octobre 1810

Le chemin de la Calamarde tendant du hameau de Chonas à Toizieu à été intercepté par les eaux abondantes, c’est une force majeure, les réparations doivent être aux frais de la communes.

 

12 août 1838

Grêle

 

3 juillet 1839

Il y a de fortes pluies. « Le mur de soutient du presbytère vient de s’écrouler par vétusté autant que par l’effet du gonflement des terres à la suite des dernières pluies et qu’il est urgent de pourvoir à cette réparation, que d’ailleurs, dans cette situation actuelle, la voie publique est gênée et qu’il serait trop longtemps d’attendre que toutes les formalités administratives soient remplies pour rétablir ce mur. »

La pluie a détruit les chemins vicinaux qu’il faut réparer.

 


1868

La fontaine du village est tarie par une grande sécheresse pendant plusieurs mois.

 

1870

La saison est mauvaise, le ralentissement des travaux agricoles dus à la guerre, donne une mauvaise récolte.

 

Décembre 1872

A la suite des pluies torrentielles des derniers mois, les chemins sont dans un état déplorables.

 

Mars 1874

On commence à parler du phylloxéra

 

1878

Le phylloxéra a déjà fait périr la plus grande partie des vignobles de Saint-Prim.

 

8 juin 1879

Les habitants de cette commune perdent dans leurs vignobles aujourd’hui presque entièrement détruits par le fléau, leurs seules et uniques ressources.

 

Juillet 1875

Il y a eu dans le midi de la France des inondations. « En présence d’un désastre qui a pris les proportions d’un malheur national, le sous-préfet demande à la commune une souscription en faveur des malheureuses victimes. »

 

Avant 1789

Dans la région il y avait eu des intempéries terribles notées par le curé d’Anjou. On peut supposer qu’il en était de même à Saint-Prim, Anjou n’étant pas très éloigné.

14 août 1767

inondations, les maisons furent inondées.

 

1766

Gelée, l’hiver a été des plus longs et des plus rigoureux. La gelée avait pénétré 30 pouces1/2 dans la terre (81 cm). Le froid est descendu au thermomètre de Mr de RÉAUMUR un degré de plus qu’en 1740.

 

1758

Gelée, la nuit du 17 au 18 avril une gelée des plus vives a enlevé le vin, les noix, les fruits, une partie du seigle surtout dans les terres froides. Le malheur est général au moins à 10 lieues autour du pays.

 

1770

Cette année a été bien plus pénible que les précédentes. Tout a été d’une cherté au delà de ce qu’on peut dire… La longueur de l’hiver qui a retardé la récolte du blé jusqu’à la mi-juillet a causé une espèce de famine depuis le 20 juin jusqu’au 20 juillet.

 

Plus loin de nous à Grenoble le 1er novembre 1859

Le vent du sud laissa prévoir des pluies torrentielles. Dans la nuit, l’Isère grossit, déborda et atteignit 4,10m. Au cimetière, il y avait 1,70m d’eau. La crue s’arrêta le 2 novembre au soir à la cote de 5,35m. Cette inondation de courte durée fit de gros ravages dans la ville et dans les environs.



[1] 17 au 20 mai 1802

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© Yannick VOYEAUD novembre 2000