EXPRESSIONS D’ÉPOQUE

 

 

Il y a des expressions, des tournures de phrases qui nous font sourire car elles ne sont plus employées de nos jours : je vous en cite quelques unes. On disait :

Septante, Nonante ou Noinante

     30 décembre 1792 s’écrit mille sept cent noinante deux

Une dame était âgée de huitante quatre ans (84 ans)

On était en mil sept cent huitante deux

Pendant la Révolution, à l’époque du calendrier révolutionnaire, quand on cite une date précédente par exemple 1780 on ajoute après 1780 « vieux stile »

On écrivait un acte de décé.

Une dame avait trente deuxzan

Une personne habitait Serrières vis à vis Sablons

On rédigeait un acte à dix heures avant midi

Il était né à 4 heures de relevée (16h)

Pour témoin on avait un agent maternel

L’aïeule n’avait pas voulu signer au mariage

On ne signait pas le registre pour ne savoir, on était alors illeteré

Les gens habitaient au mas de Toizieu, au mas de Glay, etc

Quand le maire traitait plusieurs affaires le jour de la délibération du conseil municipal l’expression consacrée était « le même jour et sans désemparer  monsieur le maire expose…. », vers 1870 le secrétaire écrit « séance tenante Mr le maire expose… »

On parle de la dite, ladite, le dit, ledit, d’une chose susdite

Le maire ne se rend pas sur un lieu pour un constat il se transporte et arrive à l’heure susnommée. Il dresse procès verbal le jour et an que dessus

L’an 4 de la République française, une et indivisible

Armée d’Italie : liberté, égalité, fraternité

On parle de récolte pendante (récolte en cours ou qui arrive)

Le chemin a été intercepté par les eaux

On parle de la fluctuation de l’eau ; de l’eau qui fluait

A la fin des actes on écrivait ils ont déclaré de ce enquis et requis

 

 

Page précédente      Retour 1ere page     Page suivante

© Yannick VOYEAUD novembre 2000