DÉCÈS DE PERSONNES ÉTRANGÈRES

à Saint-PRIM

 

Nous avons des mendiants morts en passant à Saint-Prim.

              VALET François âgé de 50 ans le 29 novembre 1786

              GRENIER Marguerite âgée de 80 ans morte le 13 février 1800

                          Elle est morte chez un neveu à Saint-Prim

              GIRARD Martin âgé de 5 mois mort le 14 février 1845

                          Ses parents s’étaient abrités dans une grange

              Inconnu mendiant âgé d’environ 65 ans mort le 29 mars 1874

 

Anne BOUVAT âgée de 3 ans morte le 11 juillet 1788

              Elle était avec ses parents colporteurs venus du Grand-Lemps

 

Nous avons 3 accidentés du travail

              DAURAT Jean-Mathieu âgé de 52 ans, mort le 20 juin 1854

                          Il était terrassier au chantier du chemin de fer

Et son fils

              DAURAT  Jean-Marie âgé de 21 ans célibataire mort le 20 juin 1854 (même jour et heure que son père). Il travaillait aussi au chantier du chemin de fer. Ils habitaient à Gerbay.

              COMBE Antoine, il est mort le 9 brumaire An X à 1 heure du soir. 2 témoins ont rapporté son accident : ils étaient « présents à la mort accidentelle du défunt qui a été étouffé par une chute de terre dans laquelle il travaillait. »

 

Nous avons 2 noyés laissés par le Rhône sur les rives de Gerbay.

Voici l’acte rédigé par le maire pour le 1er noyé

« L’an 13 de la République, le 1er de l’empire français et le 5 messidor, par devant nous, maire de la commune de Saint-Prim, canton de Roussillon, département de l’Isère, faisant les fonctions d’officier de l’état civil après nous être transporté auprès d’un cadavre et avoir dressé notre procès verbal dont les … suit.

Du 5 messidor an 13, sur les 6 heures du matin, nous, Pierre GAYVALLET maire de la commune de Saint-Prim sur l’avis à nous donné qu’un cadavre fut amarré sur le bord du Rhône et dans la terre appelée Giroud, appartenant au sieur RAYMOND à Gerbay dans l’étendue de cette commune. Nous y étant transporté sur le champ et ayant fait inviter un officier de santé à s’y trouver, y étant avec les citoyens Joseph POUCET oncle, Joseph POUCET neveu, Antoine LIPONNE et Jean JURY, tous quatre majeurs, cultivateurs de cette commune, nous avons reconnu le corps d’un homme noyé, la face tournée vers le ciel, totalement déffiguré, vêtu d’une veste bleue ciel, un gilet velours sur coton couleur olive, ayant une ceinture laine, une paire de pantalon avec gances et boutons jusque sur le pied sans bas, des souliers avec boucles de fert, une chemise toile ordinaire, point de mouchoir de col, n’ayant dans ses poches qu’un mouchoir marqué par les lettres A et D, le cadavre n’ayant sur lui aucune marque qui annonce avoir perdu la vie par une mort violente, mais au contraire pour s’être noyé lui-même. Ayant les cheveux en cadenette, l’âge de cet homme pouvant être d’environ cinquante cinq ans, paraissant être dans l’eau depuis plus d’un mois et attendu l’impossibilité de supporter la mauvaise odeur, nous avons ordonné qu’il fut enterré, à environ trois mètres du bord de l’eau, ce qui a été fait en notre présence de tout quoi nous avons dressé le présent procès verbal que nous avons signé avec ledit Jury, non lesdits Poucets ni Liponne pour ne savoir.

Au même instant, se sont présentés les sieurs Laurent PLASSON recouvreur âgé de quarante deux ans, domicilié à Vienne, place de la Fûterie près St-Martin dans la maison Bruyas, et DERVIEUX âgé de cinquante huit ans demeurant au dit Vienne, lesquels nous ont déclaré que le cadavre mentionné dans notre procès verbal est celui de Allexis DEMINJON âgé de soixante trois ans, ouvrier tanneur qui travaillait chez le nommé GARGERON, tanneur à Vienne, place de la Fûterie, lequel DEMINJON, on s’était aperçu qu’il manquait depuis environ dix jours et ont déclaré le reconnaître parfaitement.

              De tout quoi, nous avons dressé le présent acte que nous avons signé, après leur en avoir fait lecture non lesdits Dervieux et Plasson pour ne savoir de ce requis. »

 

Une noyée inconnue âgée d’environ 27 ou 28 ans trouvée le 15 juillet 1811.

« Le visage avait été tellement maltraité par la fluctuation qu’elle était inconnue…

sa chevelure était grande et noire… elle était vêtue d’un crset rouge avec des manches bordées en velours un cotillon bleu avec de petites fleurs blanches, mouchoir de col à petites raies rouges et blanches et bleues, les poches étaient de basin rayé dans lesquelles il fut trouvé un mouchoir… une pièce de 15 souls, un dé à coudre en cuivre. »

 

Le sammedy 26 may 1736 : sur le parroissial

On a trouvé au bord du Rhône une noyée de 15 ou 16 ans qui avait pour marque de chrétienne un scapulaire et des reliques..

Elle a été reconnue par ses parents, elle s’appelle Geneviève LAPEDIERRE, native de Vienne.

 

 

 

 

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© Yannick VOYEAUD novembre 2000