Création d’Assemblée populaires

«Arbre de l’égalité et de l’indivisibilité de la République» à Artas il est planté le samedi 8 décembre 1792 : c’est un peuplier surmonté d’un bonnet phrygien..

 

Les réquisitions à Artas

26 juin 1792 l’Assemblée législative décrète que dans toutes les communes serait édifié un autel à la patrie sur lequel serait écrit « le citoyen naît, vit et meurt pour la patrie. » L’église est convertie en temple de la raison.

7 avril 1793 réquisition des cordonniers : il faut faire 10 paires de souliers pour les soldats

20 mai 1793 réquisition des chevaux et mulets:2 mulets, 1 cheval avec les harnais, 1 charrette avec les cordes, 1 sac à avoine, 1 charretier.

30 mai 1793 Les citoyens de 1ère et de 2ème classe sont enquis de s’armer et de marcher au secours de la République sauf les faibles, les infirmes, les trop petits indispensables à la culture.

16 et 27 juin 1793 levée de 30 000 hommes de troupes à cheval pour compléter la cavalerie, les dragons, les hussards, les chasseurs à cheval. Les hommes de cavalerie devaient être montés, équipés et armés. On procède par réquisition : le cheval, la selle, la bride, les bottes, les pistolets, l’arç ??, un sabre ; pour un cavalier 1990 livres d’équipements

23 juillet 1793 la convention décrétait qu’une seule cloche serait laissée dans chaque paroisse. Le linge recueilli servait à soigner les blessés dans les hôpitaux.

Août 1793 On décréta la levée de 3200 gardes nationaux dans le département de l’Isère pour repousser les Piémontais au-delà des monts.

3 août 1793 le bronze des cloches pour faire des canons

27 octobre 1793 Réquisition de tous les citoyens non mariés ou veufs sans enfants de 18 à 25 ans. (Déserteurs à Saint-Prim ?)

8 décembre 1793  un décret oblige les cordonniers à travailler pour les militaires du 21 décembre 1793 au 8 février 1794. Les souliers devraient être carr&eacutl;  26 décembre 1793 toute l’argenterie de l’église (calice, ciboire, patène, ostensoir)

Pendant l’An II (1793) la guerre bouleversera les conditions de vie :

a. Les commissaires aux approvisionnements et les comités de surveillance veillent

b. On recense les chevaux, les mulets, les porcs, les charrettes, les tonneaux pour le salpêtre

c. On réquisitionne une livre de chiffons par citoyen pour faire de la charpie

d. On réquisitionne du foin, de la paille

e. On recueille le salpêtre sur les murs humides, dans les lessives, les cendres (pour la poudre à fusil)

 

En 1793 pour arrêter la hausse du prix du blé et du pain la Convention ordonne que chaque cultivateur déclare la quantité de grains qu’il récolte. Ils ne seront vendus que dans les marchés publics. Le prix maximum du quintal de blé est de 14 livres et celui de farine de 20 livres. Mais on vend en cachette au-dessus du maximum.

La Convention accorde des secours aux citoyens pauvres incapables de travailler. Elle interdit la mendicité aux valides

Nous ne dépendons plus d’Auberives. Nous sommes devenus : Commune de St-Prim, nous dépendons du département de l’Isère, de l’arrondissement de Vienne, du canton de Roussillon.

Le nom du village a légèrement changé de St-Prime en passant par St-Print nous sommes devenus St-Prim (nous avons perdu un E pendant la révolution) !) dès 1800. Nous avons gardé notre « Saint » car il y en a qui ont été débaptisé pendant la révolution …

Les grandes idées révolutionnaires : Égalité, Liberté, Fraternité ne semblent pas avoir bouleversé le village.

21 janvier 1794 réquisition de foin, trèfle, luzerne, paille, avoine

8 février 1794 objets en cuivre de l’église (chandelier, croix, ostensoir, lampe, cuvette)

23 mars 1794 Linge de l’église (nappes, aubes, surplis)

28 avril 1794 sur ordre du district de Vienne toutes les armes de calibre sont réquisitionnées. On met le nom du propriétaire sur chaque fusil (22 fusils,19 baïonnettes à Artas)

18 floréal an II culte de l’être suprême et de la déesse de la raison institué

9 août 1794 réquisition de blé seigle, orge

13 décembre 1794 réquisition des cochons (1/8 devait être envoyé à Vienne)

divers

     Fabrication du salpêtre : on manquait de poudre ; on gratta les murs des caves (7 quintaux de terre salpêtrée). Il fallait lessiver les terres salpêtrées et faire évaporer l’eau. Cette opération nécessitait une grande quantité de bois. Tous les citoyens ayant participé à la fabrication du salpêtre furent indemnisés.

     Relâchement des mœurs : on arrête que les enfants de 12 à 16 ans seront exclus des cabarets pendant la nuit à moins d’être accompagnés de leurs parents. Les parents ne doivent pas permettre aux filles de courir les cabarets à toute heure. Une telle conduite entraîne la perte des mœurs et de grands malheurs.

     On met un bonnet de la liberté sur le clocher à la place de la croix.

 

Création d’un comité de salut public

Le 21 mars 1793 pour recevoir les déclarations des étrangers à la commune qui y résident ou qui pourraient y résider il fallait choisir1 président1 secrétaire. Il fallait dénoncer les suspects (on craignait que des suspects se cachent dans les campagnes après que Lyon se fut révoltée contre la convention (siège de deux mois du 4 août au 9 octobre 1793). Environ 700 personnes furent fusillés ou guillotinés.

Certificat de civisme

Les fonctionnaires publics non élus et les employés payés par la République devaient posséder un certificat de civisme.

 

 

 

 

Les ASSIGNATS

 

 

 

Les assignats étaient du papier monnaie dont la valeur était assignée sur les biens nationaux.

L’Assemblée Nationale Constituante ordonna l’aliénation des biens nationaux pour une valeur de 400 millions et décréta l’émission d’assignat, afin d’alimenter immédiatement le trésor en 17899. L’intérêt de 5% fut abaissé à 3% en 1791 et l’Assemblé décida que l’assignat aurait cours forcé. Mirabeau fit voter une nouvelle émission de 800 millions, puis l’intérêt fut supprimé. De 1790 à 1796 le total des émissions s’éleva à 45 milliards 578 millions.

La dépréciation des assignats devint telle qu’ils perdirent jusqu’à 97% de leur valeur. On créa des mandats territoriaux échangeables au pair contre des pièces de terres.

Après avoir renoncé au cours forcé, l’État dut abolir le cours légal et la planche aux assignats fut brisée le 23 décembre 1796. L’émission des assignats avait ruiné des milliers de familles.

 

 

 

FÊTE PAROISSIALE EN 1736

Il s’agit, sans doute d’une fête dirigée par le prêtre en 1736. Il s’agit des «Renages »

Le curé nomme    1. les rois du Pain bénit à l’honneur du St-Sacrement et les rois de la cire

                            2. les rois à l’honneur de St-Prime

                            3. les reines à l’honneur de Ste-Anne.

        Pour les premiers, il y a pour chacun ¼ de livre de cire pure et le bain bénit à leur dévotion. Pour les second, il y a pour chacun ½ de livre de cire pure et le pain bénit à leur dévotion. Pour la reine rien. Tout cela était vendu durant l’année 1736.

 

 

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© Yannick VOYEAUD novembre 2000