L'INSTITUTEUR et l'ÉCOLE

15 février 1839

 

28 août 1833

La loi du 28 juin 1833 et l’ordonnance royale du 16 juillet 1833 établissent les moyens d’établir une école primaire :

     « Le conseil considérant que dans toute cette commune il ne se trouve aucune maison convenable pour loger un instituteur et recevoir des élèves ; que l’acquisition d’un terrain pour construire un édifice à ce sujet serait trop onéreux ; que les besoins de la commune en absorbent les revenus ; que la commune de St-Clair refuse de se réunir pour cet objet ; que d’ailleurs le petit nombre de jeunes gens des deux sexes de l’age de huit à dix-huit ans occupés aux travaux indispensables de l’agriculture ne fréquenteraient pas l’école au-delà de 4 mois de l’année; qu’un instituteur qui s’y présente chaque année, n’y reste pas au delà de ce terme.

Il faut attendre une situation meilleure pour concourir à l’établissement dont il s’agit. »

 

21 décembre 1834

Le conseil considérant qu’un instituteur approuvé vient chaque année pendant 6 mois seulement tenir école en cette commune, école qui ne peut être fréquenté au-delà de ce terme, par le besoin que les parents ont de leurs enfants pour les travaux de l’agriculture, que cet instituteur qui serait en repos 7 mois de l’année ne demande rien à la commune et se contente du salaire de ses élèves.

 

10 avril 1838

Exécution de la loi du 28 juin 1833 relative à l’acquisition de maison pour « l’hôtel primaire » de l’instituteur communal.

La commune n’a d’autre moyen de faire face aux frais que dans l’aliénation des fonds communaux.

Le maire est autorisé à aliéner 15 bicherées des fonds usurpés depuis 22 ans par Mrs Dutrievoz, Trainard et Bigot, dans lesquels sont des maisons bâties. Le conseil demande que les experts soient nommés pour en faire l’estimation.

 

18 avril 1838

Mr le Marquis de St-Innocent était dans l’intention de faire un don gratuit à la commune, cession d’un terrain dont il est propriétaire pour y construire une maison propre à la tenue de local primaire et au logement de l’instituteur communal. Le terrain qui porte 8m 33cm de long sur 6m de large joint du midi, le chemin des Roches, du matin le jardin du presbytère, au nord et au couchant la terre de Mr le Marquis.

Le conseil considérant que l’établissement dont il s’agit est indispensable, accepte avec reconnaissance l’offre de Mr le Marquis de St-Innocent… charge Mr le maire de lui en témoigner sa sensibilité…

 


24 octobre 1838


28 octobre 1838

Mr le maire a exposé au conseil que conformément aux dispositions de la loi, la commune était dans l’obligation d’avoir un instituteur primaire et de pourvoir indépendamment de son traitement dont le minimum est fixé à 200 francs à un logement convenable pour lui et pour la tenue de l’école, indépendamment du mobilier nécessaire à la dite école.

Mr le maire a présenté Mr Joseph Jaillet pour exercer les fonctions d’instituteur primaire communal.

Vu le brevet de capacité délivré au dit Mr Jaillet le 12 septembre 1838, le certificat à lui délivré sur l’attestation de 3 conseillers municipaux des lieux où il a résidé depuis 3 ans est unanimement d’avis que Mr Joseph JAILLET soit présenté pour remplir les fonctions d’instituteur communal en cette commune se réservant de délibérer ensuite sur logement ou indemnité qui lui sera due sur son traitement annuel et sur la rétribution mensuelle qui doit être fixée pour les élèves.

 

15 février 1839

Le maire de la commune de St-Prim et le conseil local de surveillance pour l’instruction primaire par lui convoqué s’est réuni à la mairie de St-Prim.

     Le conseil local de surveillance comprenait : Mr le maire, Mr le desservant de la paroisse (le curé), Mr Bustion, Mr Barbier, Mr Ogier

 

9 juin 1839

Il faut «  délibérer sur les moyens de faire face à la dépance qui serat aucationné par la construction d’une maison d’école sur le terrin cédé pour cet aubjet par Mr le Marquis de St-Innocent.

Le conseille considérant que les revenus de la commune sont insuffisant pour pourvoir au frais de construction de la maison d’école dont s’agit est unanemant d’avis que la commune sois autorisée pour cet aubjet à vendre la cantité de quatre hectare fond communaux représentant 23 bicherées 150 toise mesure du pay, prie en conséquence Mr le sous-préfet de vouloir bien accorder ses bons offices pour obtenir cette autorisations. »

 

10 novembre 1839

Mr le Marquis de St-Innocent faisait offre au prix de 50 francs d’un terrain propre à l’établissement d’une maison d’école.

 

10 septembre 1840

Ordonnance royale du 22 juin 1836 relative à l’éducation des filles.

Mobilier :

        Le conseil municipal considérant que les deux écoles, l’école communale de garçon et l’école privée dûment autorisée des filles, n’ont aucun mobilier, les espèces de tables qui y servent sont fort incommodes et d’emprunt est d’avis de demander de retirer de la somme provenant des centimes de l’instruction primaire tenus en réserve pour l’affecter à l’acquisition du mobilier des écoles, une somme de 200 francs pour les achats pour l’école communale de garçons :

4 tables de 4 mètres de long au prix de 40 francs l’une 160 F
un poël  au prix de 40 francs 40 F
     200 F

        Le conseil considérant en outre que l’école de filles est dans le même besoin en fait de tables que l’école de garçons, 4 tables de même longueur et de même prix lui serait d’une urgente nécessité. Le conseil regrette vivement de n’avoir pas une plus forte somme en disponibilité pour faire ce second achat et se borne à prier Monsieur le Sous-préfet de lui prêter ses bons offices afin d’obtenir une subvention de 200 francs pour les objets indispensables à l’école des filles.

 

4 tables de 4 mètres de long au prix de 40 francs l’une 160 F
5 petits bancs pour les petits enfants   40 F
     200 F

 

28 novembre 1840

Le conseil redemande de l’argent pour le mobilier ; il va cette fois ci jusqu’à 263 Francs ! On ajoute     1 tableau de système métrique collé sur toile, 1 tableau de chant et musique

 

21 décembre 1840

Demande d’achat d’une autre portion de terrain pour construire l’école

 

28 décembre 1840

        Le conseil considérant les travaux multiples qu’a en cette année l’instituteur communal comme secrétaire de mairie à cause de l’organisation de la garde nationale et voulant avoir égard à son minime traitement qui n’est pas en rapport avec les peines qu’il se donne pour l’instruction de ses élèves est d’avis de demander à Mr le Sous-préfet pour qu’il autorise Mr le maire à délivrer un mandat jusqu’à concurrence de la somme de 80 francs pour secours portés à l’instruction.

 

14 février 1841

Rétribution mensuelle des élèves fréquentant l’école communale

REMARQUES

     On vendait l’enseignement à la carte !

     Pour la lecture 1,50 francs

     Pour la lecture et l’écriture 2,00 francs

     Pour la lecture, écriture, grammaire, arithmétique, système légal des poids et mesures 2,50 francs

On voit apparaître les élèves communaux (les pauvres)

     C’était la commune qui payait leur rétribution. Cela devait être assez humiliant pour eux.

Le système légal des poids et mesures semble toujours être difficile à assimiler puisqu’on l’inscrit au programme.

 

On vote 3000 francs et on nomme les experts

 

15 mai 1841

Projet de construction d’une maison d’école suffisante pour le logement de l’instituteur et une salle de mairie.

        Le maire à présenté au conseil le plan, le devis estimatif et le cahier des charges de ces construction dressé par Mr DUCHOSSE, architecte à Vienne.

        Les dépenses s’élèvent à la somme de 6214,65 francs. Considérant que les revenus ordinaires de la commune ne peuvent suffire aux dépenses ordinaires, il vote à l’unanimité une somme de 4500 francs recouvrable par imposition extraordinaire sur l’impôt foncier et mobilier de la commune en 4 années consécutives à dater de ce jour.

        L’annuité de cette imposition sera de 1125 francs. La qualité de cette imposition est au marc franc de 20 centimes sur le foncier et le mobilier. Il faut que Mr le maire se fasse assister des 10 plus forts contribuables de la commune afin qu’ils aient à donner leur avis.

        Il y a un déficit de 1714,65 francs. Le conseil ne connaissant point d’autres ressources à sa disposition demande au préfet un secours de 1714,65 francs. Il demande au sous-préfet de presser l’avalation du plan de la maison d’école, la saison étant bien avancée.

 

30 mai 1841

        Il semble qu’on abandonne le projet de construire une maison d’école, mais qu’on projette d’acheter une maison avec basse-cour et jardin pour 5700 francs vendue par Mr FILHOT. On vote 3000 francs pour couvrir  les frais de l’acquisition de la maison.

        On nomme les experts pour l’estimation de la maison. On vendra 4 ha de communaux pour couvrir le reste de la dépense.

22 mai 1842

Moyens de pourvoir à la dépense d’acquisition de la maison d’école.

Considérant que le prix d’acquisition est de 5700 francs auquel il faut ajouter les frais de l’acte de vente de 600 francs, plus le prix de réparations indispensables 6500 francs.

La commune vote 3000 francs d’imposition extraordinaire. Il reste encore 3500 francs auxquels il est nécessaire de pourvoir.

        Considérant que la commune n’a aucuns fonds libres en caisse et que la seule ressource qui lui paraisse convenable d’employer est la vente d’une portion de ses communaux dite de Glay, dont la jouissance n’est pas d’une nécessité absolue aux habitants attendu que ce terrain n’offre ni pâturages, ni cultures bien profitables. Néanmoins le conseil municipal pense que quoique ce terrain soit de peu de valeur, il suffira de vendre une étendue de 4 ha pour produire une somme de 3500 francs. Le moyen paraissant a tous le seul à employer d’une manière avantageuse à la commune sans blesser aucun intérêt, le conseil municipal vote à l’unanimité la vente de 4 ha de terrain communal.

 

15 septembre 1842

        Le maire fait observer au conseil municipal que la commune s’imposait dans cette circonstance de très grands sacrifices en égard à ses ressources attendu que le prix seul d’acquisition de la maison d’école est de 6000 francs ce qui serait une trop lourde charge si le gouvernement ne venait en aide à la commune par l’allocation d’un secours proportionné… Il paraît en l’état que la commune à droit à la bienveillance de l’administration supérieure, vote à l’unanimité qu’il soit sollicité du gouvernement un secours.

 

20 novembre 1842

        On a omis de proposer au budget de 1842 la somme de 250 francs pour le prix du loyer de la maison d’école et de la salle de mairie dont la première annuité » vient d’échoir le 1er septembre depuis le 1er novembre 1841, la maison d’école, le logement de l’instituteur et la salle de mairie ont été transférés dans les bâtiments que la commune est en voie d’acquérir de Mr FILLOLE propriétaire actuel qui a consenti à les céder, mais que jusqu’à ce que la commune ait été autorisé à en faire l’acquisition et que la vente en ai été passée, cette dernière est tenue comme il a été convenu verbalement de payer à Mr Fillole, un prix annuel de location de 250 francs.

 

Mars 1849

Il faut réparer un mur de la salle d’école car il y a danger soit pour l’instituteur, soit pour les élèves.

 

9 mai 1852

Il y a 11 élèves inscrits gratuitement à l’école pour l’année suivante en 1853 :

BERTRAND Antoine, CLAMARON Antoine, CONTY Pierre, IZERABLE Pétrus, JON Benoît, LUISET Jean, MAS Jean, NICAISE Étienne, PETREQUIN Jean, REVON Fleury, VEYRE Jean.

 

25 février 1855

        Le conseil municipal propose de fixer le taux de la rétribution scolaire à 1,50 francs pour tous les élèves de la classe. Ce changement est fait uniquement pour donner plus de latitude à l’instituteur pour faire passer ses élèves d’une classe à l’autre. De cette manière la classe marchera sur un meilleur pied et par la même, les progrès seront plus sensibles.

 

9 février 1862

        Le taux de rétribution scolaire pour l’année 1862 est fixé à 1,50 francs pour les enfants en dessous de 8 ans et à 2 francs pour ceux au-dessus de cet age.

 

29 novembre 1863

        L’inspecteur primaire déclare voir de graves inconvénients pour l’instruction des enfants et un préjudice notable aux intérêts de l’instituteur dans le renouvellement de la ferme d’une partie des bâtiments de la maison d’école et du terrain y attenant. Le conseil considérant que l’abandon de la ferme actuelle serait un trop grand sacrifice pour la commune attendu qu’elle se priverait par la d’un revenu annuel de 112 francs.

        Considérant que la plus part des instituteurs des communes du canton de Roussillon n’ont même pas un logement si convenable, que plusieurs même n’ont point de terrain attenant à leur logement, que par conséquent toutes les observations mentionnées dans la lettre de Mr l’inspecteur primaire ne sauraient être prises en considération par l’administration supérieure.

        Considérant cependant que les soins donnés par l’instituteur actuel à l’éducation des enfants mérite une récompense, est d’avis à l’unanimité de lui céder la totalité du jardin de cette maison ; quant à la partie du logement précédemment loué et du terrain situé en dessous du jardin de l’instituteur le conseil persiste dans son vote et prie Mr le maire de faire toutes les démarches pour obtenir le plus promptement possible le renouvellement de leur ferme.

 

7 février 1864

        Le conseil propose de fixer le taux de la rétribution scolaire pour l’année 1864 à la somme de 12 francs donnant droit à 11 mois d’écoles et à 3 francs le montant de la rétribution mensuelle.

 

14 mai 1865

        On cède provisoirement et à titre d’encouragement à l’instituteur actuel la partie des bâtiments de la maison d’école et le terrain y attenant tenu précédemment en ferme par le Sieur JURY Pierre se réservant néanmoins un appartement dans la partie des bâtiments cédés pour servir d’aide si bon lui semble à un vieillard indigent de la commune.

        Le conseil déclare aussi se réserver le droit de revenir sur cette libéralité dans le cas où l’instituteur n’y répondrait pas par tout le zèle désirable pour l’éducation des enfants.

 

23 février 1868

On a alloué 740 francs pour traitement de l’instituteur au lieu de 600 francs par décision préfectorale.

                 Il est alloué un crédit nouveau de 60 francs portant désignation de traitement de l’instituteur du cours d’adultes

                 Il est encore alloué par crédit nouveau la somme de 40 francs pour le traitement de la directrice des ouvrages à aiguilles

    Mr le maire ne comprenant pas personnellement l’utilité de ces nouveaux crédits prie le conseil municipal de bien vouloir lui faire connaître son avis à cet égard.

Le conseil déclare :

                 Considérant que l’instituteur actuel n’a pas encore les 5 ans d’exercice légalement exigés pour toucher un traitement minimum de plus de 600 francs

                 Considérant que la somme allouée nouvellement pour l’instituteur du cours d’adultes n’est pas obligatoire

                 Considérant que le crédit alloué pour la directrice des travaux à aiguilles est tout à fait inutile, attendu que les religieuses du couvent de St-Prim apprennent parfaitement à coudre aux jeunes filles, sans exiger aucune rétribution de la part de la commune.

                 Considérant qu’il serait préjudiciable aux intérêts de la commune de satisfaire à des dépenses en partie inutiles et non obligatoires est d’avis qu’il ne soit opéré aucun changement aux dépenses prévues au budget primitif de 1868, ou réduire à 30 francs le traitement de l’instituteur du cours d’adultes.

 

12 juillet 1874

        Il serait à regretter que par suite du peu d’importance du poste d’instituteur à St-Prim que Mr MITTON, l’instituteur actuel de cette commune, fut nommé prochainement à la direction d’une autre école ; cet instituteur s’acquittant parfaitement bien de son devoir sous tous les rapports ; il serait à désirer que la commune le conservât le plus longtemps possible.

        Il suffirait d’obtenir de l’administration supérieure le classement à la 1ère classe de son emploi ce qui lui donnerait droit à une allocation supplémentaire de 100 francs allouée par Mr le ministre de l’instruction publique. Cette petite augmentation de traitement déciderait certainement Mr MITTON à terminer son temps de service à St-Prim. Le conseil considérant que Mr MITTON, l’instituteur actuel, dirige avec zèle et intelligence l’école communale, de plus il est d’un secours précieux au digne curé de la paroisse pour la direction du chant à l’église approuve Mr le maire.

 

24 juillet 1874

        Plusieurs jeunes gens de la commune se sont adressés à Mr le maire pour le prier d’obtenir l’ouverture d’un cours d’adultes, à l’effet de compléter l’instruction qui leur a été donnée à l’école communale.

        Le conseil considérant qu’il serait utile pour les jeunes gens de la commune de pouvoir compléter l’instruction qu’ils ont reçue à l’école qu’ils sont souvent obligés de quitter trop tôt pour aider leurs parents dans l’exploitation de leur propriété déclare être d’avis d’obtenir l’ouverture d’un cours d’adulte obligatoire, à partir du 1er décembre prochain, au 1er mars de l’année suivante.

 

5 novembre 1877

        Mr MITTON Hippolyte né au Cheylas Isère a déclaré avoir l’intention d’ouvrir un pensionnat primaire. Il  est à St-Prim depuis le 1er février 1874.

Le conseil considérant que par suite du petit nombre d’enfants de la commune, il se trouve plusieurs places vides dans la salle d’école. Considérant que le petit nombre de pensionnaires que l’instituteur désire recevoir ne peut être nuisible aux classes des enfants de la commune, attendu que ces pensionnaires recevront les mêmes leçons et qu’ils feront partie d’une des trois divisions de la classe.

 

20 octobre 1878

        Le maire expose que la maison d’école a un grand besoin de réparations pour que la salle d’école, le logement de l’instituteur ainsi que le mobilier scolaire soient mis en état convenable et réglementaire… Le devis s’élève à 2800 francs sans y comprendre un hangar sous lequel s’abritent les élèves pendant leurs récréations lorsque le temps est mauvais pour lequel il faut au moins 200 francs…

Il propose de voter à titre d’imposition extraordinaire 2 centimes sur le principal des 4 contributions.

 

18 novembre 1878

Le devis définitif des travaux nécessaires à l’appropriation de la maison d’école s’élève à 4567 francs.

Considérant que les ressources des habitants diminuent rapidement à cause du fléau dévastateur qui a déjà fait périr la plus grande partie des vignobles,

Que les ressources ordinaires sont entièrement absorbées par le budget

Demande à l’administration que la commune soit autorisée à contracter à la Caisse des écoles fondée par la loi du 1er juin dernier un emprunt de 1595,20 francs

Demande à l’administration de lui venir en aide et q’un secours de 2871,80 francs lui soit accordé soit par l’état soit pat le département.

 

LE TRAITEMENT DE L’INSTITUTEUR

 

De 1839 à 1868 l’instituteur gagne 600 francs par an. C’est vraiment la stabilité des prix ! Voici le détail :

Le traitement fixe de l’instituteur à             200 francs

        Le conseil examine si l’instituteur a besoin d’un supplément de traitement pour porter ses émoluments au minimum de la classe à laquelle il appartient conformément à l’article 38 de la loi du 15 mars 1850. A cet effet il se fait présenter les rôles de la rétribution scolaire de 1867 lesquels s’élèvent déduction faites des non-valeurs à 369 francs, le conseil fixe le supplément de traitement pour l’année 1868 à  31 francs

        TOTAL DES DÉPENSES         600 FRANCS

En 1869 le traitement de l’instituteur arrive à 649,50 francs. Ces 49,50 francs représentent le traitement éventuel dû à l’instituteur à raison de 0,75 francs par mois pour chaque élève indigent.

En 1870 le traitement est de         700 francs

De 1871 à 1875                          800 francs

En 1876                                       900 francs

                Les élèves indigents apportent 96 francs

En 1877                                       1200 francs

                Mais St-Prim a un instituteur de 1ère classe

En 1880                                       900 francs

     L’instituteur a changé. Il y a un instituteur de 4° classe

 

 

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© Yannick VOYEAUD novembre 2000