LES PROBLÈMES


Pendant cette période de 1815 à 1848, des affaires importantes ont agité la vie de la commune. Nous allons les découvrir les unes après les autres.

Nous verrons

·        L’entretien des chemins

·        L’instituteur et l’école dès 1833

·        Les fontaines 1844

·        Changement de cimetière 1844

·        Affaire CRET dès 1845

·        L’église 1848

 

 

LES CHEMINS

 

Avant la révolution de 1789, les réparations des chemins étaient faites par les « manants ». Les seigneurs organisaient des corvées et les paysans devaient des journées de travail pour réparer les chemins. Je ne sais pas combien de journées ils devaient ainsi faire annuellement, mais elles devaient être nombreuses puisque c’est une des principales revendications exprimées sur les cahiers de doléances de 1789.

 

En 1802, le conseil trouve que les chemins sont dans un état déplorable et il organise des journées de corvées pour les réparer : journées réparties suivant l’imposition foncière de chacun. (je vous ai donné précédemment le tableau de répartition)

 

15 juillet 1810

Réparation du chemin de la Calamarde :

     Pétition présentée par plusieurs habitants de Chonas en qualité de propriétaires fonciers de la commune de St-Prim.

     Le chemin dont il est question est chemin vicinal et non d’un usage particulier. Il est impossible de donner le relevé des plans et parcellaires attendu que le plan est du pouvoir de l’agence des contributions et le parcellaire est entre les mains du maire d’Auberives comme chef-lieu d’ancien mandement dont St-Prim faisait partie avant le nouveau régime.

 

28 octobre 1810

Chemin de la Calamarde, tendant du hameau de Chonas à Toizieu. Le chemin a été intercepté par les eaux abondantes, c’est donc une force majeure, conséquemment les réparations doivent être aux frais de la commune. Pour rendre praticable ce chemin, il conviendrait prendre quelqu’un de l’art pour le tracer et le conduire…

 

28 octobre 1811

4 chemins seront réparés ou élargis :

·        Le chemin de St-Prim à Auberives

·        Le chemin de St-Prim aux Côtes

·        Le chemin de St-Prim à Vienne qui passe par Toizieu

·        Le chemin de St-Prim aux Chanets qui passe devant le domaine de la Bâtie.

Il sera fait

     20 journées d’un tombereau attelé de 2 bêtes qui ont été estimées 140 francs à raison de 7 francs l’une (3 francs pour la journée de chaque colliers et 1 franc pour celle du conducteur).

     260 journées de manœuvres à pelles et à pioches seront faites pour charger les tombereaux fait pour travaux à faire aux chemins. La journée est fixée à raison d’un franc l’une ce qui représente la somme de 400 francs… Il faut obliger soit le gouvernement, soit la commune d’Auberives à faire des réparations convenables aux abords de la chaussée qui conduit au pont de cette commune qui a été construit pour la grande route de Lyon à Marseille, laquelle chaussée obstrue absolument le chemin vicinal qui conduit de St-Prim à Auberives. Conséquemment les réparations que la commune de St-Prim fera faire à ce chemin dans son territoire deviendraient inutiles et le but de la lettre de M le sous-préfet et du gouvernement serait manqué à ce sujet.

 

7 septembre 1813

Les réparations les plus urgentes furent faites à l’exception de l’interception de 2 chemins causés par la nouvelle route qu’a fait faire le gouvernement pour les abords du pont d’Auberives.

 

28 octobre 1813

Les propriétaires ayant des fonds sur les bords de la grand-route de Lyon à Marseille sont tenus de planter les arbres indiqués aux distances suivantes

     Les noyers                               à 10 mètres les uns des autres

     Les merisiers                           à   8

     Les Saules ou peupliers            à   4

L’alignement des sus-dits arbres sera au moins à 1 mètre (3 pieds) du bord extérieur du fossé. Tout particulier qui aura négligé de planter les arbres dont il est chargé jusqu’au premier jour de janvier sera condamné à l’amende d’un franc par pied d’arbre que l’administration aura planté à son défaut indépendamment de tous les frais de plantation.

 

12 mars 1814

« Nous adjoint de la commune de St-Prim en l’absence de M le maire sur la plainte qui nous a été porté par quelques habitants de Chonas propriétaire de fonds sur la commune de St-Prim, qu’il existe un chemin appelé le chemin des Crases qui sépare cette commune d’avec celle de Chonas et tend de la plaine où est d’Auberives à sa section du Maret de Chonas ; que le chemin abimé par les eaux pluviales a resté impraticable pendant plusieurs années ; que pendant cette intervalle de temps, les habitants du bas de Chonas, pour aller aux Roches ou à Condrieu, ne pouvant avec aisance et passer par le chemin soit pour abréger leur route s’étaient frayés un chemin à travers champs ; que le chemin commence près de la maison de René BRUYAT, se continue en traversant les bordures des propriétés dudit Bruyat, celles de François TERRAY, celle de M JOUBERT et traverse la entier une pièce de terre des héritiers de Jacques BIGOT une autre du dit M JOUBERT, une autre de M de NANTES et une autre de Clément VALLIN, tous de Chonas et que le chemin arrive ensuite au chemin qui tend de Chonas aux Roches ou à Condrieu ; que maintenant ce chemin des Crases rétabli il conviendrait de supprimer l’autre qui n’est plus qu’un chemin d’abus, chemin qui cause un préjudice considérable aux récoltes quand le moment de leurs maturités arrivent attendu que non seulement les personnes à pieds y passent mais encore des bestiaux et souvent des voitures.

Considérant que tous les faits dessus avancés sont notoires, que l’intérêt public et celui des propriétaires exigent que ce chemin ne subsiste plus d’autant que le chemin des Crases est réparé depuis quelques années et que ceux qui ont passé par le chemin nous ont demandé sa suppression ne sont pas sujet à un trajet bien éloigné par le chemin réparé.

En conséquence l’adjoint arrête que le sentier qui tend du bas de Chonas aux Roches ou à Condrieu passant par les terres des Allemandières appartenant à BRUYAT, TERRAY, les héritiers de J. BIGOT, JOUBERT, de NANTES et VALLIN soit supprimé. »

 

19 juillet 1818

Les chemins vicinaux ont besoin de réparations et il convient de voter une prestation en nature suffisante pour réparer.

1)   le chemin tendant de l’église à la grande route en passant par Toisieu

2)   le chemin d’Auberives à Condrieu en passant par St-Prim

3)   le chemin de Salvant au Chanet et Toisieu

Il a été voté une prestation de

                250 journées à bras évaluées                           250 francs

                  60 journées de 2 bêtes et 1 homme               300 francs

La surveillance et la direction de l’ouvrage est confiée au maire et à l’adjoint, à M CRET père.

 


17 août 1837

Le commissionnaire, nommé par le préfet, informe qu’il est question de l’établissement d’un chemin de grande communication de Grenoble à St-Étienne (Loire) ; que ce chemin traverserait partie du territoire appartenant à la commune partie de fonds appartenant à quelques particuliers. Il faut délibérer sur les avantages ou les inconvénients de l’établissement de ce chemin.

Le conseil est unanimement d’avis que ce chemin soit établi et que pour favoriser il soit cédé non seulement sans aucune indemnité le terrain communal, mais sans demander aucune indemnité aux propriétaires dont les fonds seraient attaqués pour cet effet.

 

Janvier 1838

Aviser aux moyens donnés aux habitants de St-Prim pour la libre circulation sur l’ancienne et la nouvelle rampe de Reventin sans être obligé de payer aucun droit de péage.

 

14 février 1841

Projet d’arranger les chemins vicinaux de grandes communications qui ont été dégradés par les grandes pluies qui ont eu lieu vers la fin de l’année 1840. Le mauvais temps les a presque entièrement détruits.

 

11 juillet 1841

Route royale N° 7 ; Rectification de la route N° 7 de Paris à Antibes dans la portion comprise entre le Péage de Roussillon et la poste de St-Fons (commune de Vénissieux)

Prix pour St-Prim 300francs

Le conseil reconnaissant l’intérêt général de la rectification de la route dont il s’agit et malgré l’extrème difficulté de l’accès qu’éprouvera la généralité des habitants pour y arriver veut s’associer au vœu général du pays pour la conservation du roulage sur son territoire.

 

25 juillet 1841

Rectification à faire au classement des chemins vicinaux. Elle a été faite en 1838. Elle a paru nécessiter des modifications à raison des chemins qui avaient été mal à propos compris comme chemins vicinaux attendu leur peu d’importance et à raison de quelques chemins qui vu leur utilité générale avaient dus être portés au dit classement comme chemins vicinal et qui pourtant ne l’ont point été.

Arrête :

1)   Le chemin n°4 du tableau des chemins vicinaux sous le titre de St-Alban du Rhône sera distrait et porté comme chemin rural

2)   Deviendront chemins vicinaux dont l’entretien est à la charge de la commune

a.       Le chemin appelé de St-Prim à Vienne

b.      Le chemin de St-Alban du Rhône à Vienne

c.       Le chemin vieux

d.      Le chemin du Chanet

e.       Le chemin d’embranchement du chemin de St-Prim à Auberives au chemin de St-Alban à Vienne


Voici le tableau de classement des vicinaux :

                N° 1 Chemin de Vienne

                N° 2 Chemin des Côtes d’Arey

                N° 3 Chemin d’Auberives

                N° 4 Chemin de St-Clair

                N° 5 Chemin des Roches de Condrieu

                N° 6 Chemin de Chonas

                N° 7 Chemin de St-Clair à Vienne

                N° 8 Chemin de St-Alban du Rhône à Vienne

                N° 9 Chemin Vieux

                N° 10 Chemin du Chanet

                N° 11 Embranchement du chemin de St-Prim à Vienne

 

17 juin 1845

La commune ne peut faire aucune offre à la commune des Roches pour l’établissement d’un chemin (allant des Roches à la route Royale N° 7 à Auberives) attendu qu’elle-même était occupée à l’établissement d’un chemin vicinal de St-Prim à la même route royale, ce qui absorbait toutes ses ressources.

 

Loi du 21 mai 1836 sur l’entretien des chemins vicinaux

1° prestations dont le maximum est fixé à 3 journées par la loi précitée.

2° vote de centimes additionnels dont le maximum est fixé à 5

     Les journées de travail sont pour les hommes, les chevaux, les bœufs, les vaches, les mulets, les ânes et les voitures.

     Les 5 centimes additionnels sont pris au principal des quatre contributions directes.

C’est ainsi qu’à partir de 1836, ils financèrent l’entretien des chemins vicinaux.

 

15 août 1848

M REVON pour secrétaire en remplacement de M CRET qui avait été nommé et qui a refusé d’écrire la présente délibération.

« M le maire a exposé au conseil que lors du classement des chemins vicinaux une erreur très grave et très nuisible s’est glissée dans le tableau de classement.

Le chemin vicinal de St-Prim à Vienne a été désigné pour passer au travers la plaine et aboutir au pont du Saluant au lieu de passer par le hameau de Toisieu et aboutir également au même pont dit de Saluant en suivant un chemin appelé champ Bonnardon entre les propriétés de M CRET et de MANTELIN et des héritiers ESCOT. Ce chemin a une longueur de 120 mètres environ. Il prend son embranchement au chemin vicinal de St-Prim à Vienne par Chonas et se termine à l’embranchement du chemin vicinal de St-Prim à Vienne par la plaine.

Le conseil municipal est unanimement d’avis que le sus-dit chemin appelé chemin de Champ Bonnardon soit déclaré chemin vicinal attendu que les hameaux de St-Prim, du Chanay, de Toisieux et de Lamballand se verraient privés d’une bonne viabilité si cet embranchement n’était pas déclaré chemin vicinal. »

« Est comparu Gabriel Crêt, nommé secrétaire pour toute la tenue de » la session d’août, qui proteste contre la délibération ci-dessus prise illégalement par un étranger au conseil attendu que Mr Revon qu’on a dit secrétaire n’a écrit, ni dicté un seul mot de cette délibération qui aurait pour but de rendre vicinal une portion de chemin du N° 6 pour empêcher ce chemin de passer par Chonas où il est désiré… Il existe déjà dans la commune beaucoup trop de chemins vicinaux. »

Ce chemin « est le seul passage par lequel les hameaux du Chanet, et de Toisieu peuvent se rendre à la route Royale, que les voituriers même du village de St-Prim empruntent toujours de préférence pour transporter les denrées à Vienne… Le parcours est de 180 mètres environ soit classé comme chemin vicinal avec une largeur de 5 mètres non compris les fossés. »

 

18 avril 1848

Le conseil observe que le chemin public passant entre la terre de Contamine et celle appelée La Grande Terre a été classé comme vicinal, qu’il doit être déclassé et remplacé par celui passant entre la Terre de Mantelin et celle du Sieur Crêt appelé Champ Bonnardon et que le dit Crêt consent à ce que ce chemin soit vicinal et réparé conformément au piquetage qui a eu lieu sans abattre aucun arbre attendu qu’il a une largeur suffisante pour une bonne viabilité faisant à cette condition abandon du terrain.»

 

13 janvier 1861

Prolongation de la route de la Varèze tendant d’Auberives aux Roches de Condrieu par la voie la plus directe. Elle traverserait le plateau de Glay et aboutirait au chemin de grande vicinalité N° 14 bis… en laissant les Roches de Condrieu (destination la plus importante) environ la distance de 4 km.

Ce tracé a encore le désavantage d’exclure de son usage la commune soit à cause de son éloignement soit à cause de la difficulté d’y aboutir. Car on ne peut parvenir au plateau de Glay qu’en traversant le ruisseau de Saluant sur lequel il n’existe pas de pont ce qui dans les saisons pluvieuses interrompt souvent le passage des voitures…

Le maire croit qu’un chemin venant aboutir au village de St-Prim au moyen d’un pont sur le ruisseau le Saluant et rejoignant St-Clair par le chemin des Pivoles et longeant le coteau des Vignes de la Bigne… Il serait de plus direct d’environ 3 km… Les travaux d’art consisteraient seulement dans un pont de 3 à 4 mètres sur le ruisseau de Saluant et de quelques murs de soutainement en pierres sèches le long du coteau de Bigne… dans son parcourt il ne s’agirait que d’élargir les chemins actuels.

3 mars 1861

La commission de surveillance du chemin de grande communication N° 37 n’accepte pas l’avis du conseil municipal et la commune est taxée à 2% pour la création de cette route.

Le conseil municipal n’est pas d’accord de payer pour une route à laquelle il ne peut aboutir.

 

28 septembre 1862

Les 3 chemins vicinaux les plus importants sont :

1.      Chemin N° 1 de St-Prim à Vienne partant de St-Prim, passant par la Bâtie, Toisieu, Champ Bonnardon, Champ Blanchard et aboutissant à l’allée dite des Dames Denantes, passe aux fontainettes et aboutit à la limite de St-Prim près de la fontaine des demoiselles Denantes.

2.      Chemin N° 5 de St-Prim aux roches passant par St-Clair.

3.      Chemin N° 3 de St-Prim à Auberives.

 

7 décembre 1862

Considérant que l’emploi des prestations à la journée à l’inconvénient d’apporter peu d’amélioration à la vicinalité attendu qu’un grand nombre de prestataires ne comprenant pas toute l’utilité de ces travaux y apportent peu de zèle est d’avis d’adopter pour 1863, le mode de prestation à la tâche.

 


15 février 1863

Le conseil approuve l’avant projet des travaux pour améliorer le premier tronçon du chemin tendant de la gare des Roches au village de St-Prim en approuvant la direction par Mordant.

 

25 février 1866

Le maire a passé 23 actes qu’il a passé en qualité de commissaire de l’administration pour l’acquisition des terrains nécessaires à l’élargissement et l’amélioration du chemin d’intérêt commun de St-Prim à la gare des Roches de Condrieu. (Nous voyons que par le coteau de Mordant, il s’agit en majorité de vignes)

 

26 mai 1867

Le maire a passé 12 actes pour l’acquisition de terrains nécessaires à l’élargissement et à l’amélioration du chemin de grande communication N° 33 traversant le plateau de Glay sur le territoire de St-Prim.

 

Loi du 11 juillet 1868 sur l’acheminement des chemins vicinaux et instructions concernant la création des ressources qu’exige son exécution.

 

14 décembre 1870

On emploiera les 18 personnes pauvres, sans travail, de la commune à la réparation des principaux chemins vicinaux. On les payera 1,75 francs jusqu’au 1er février et 2 francs après.

 

1 décembre 1872

Par suite des pluies torrentielles des mois derniers presque tous les chemins de la commune se trouvent actuellement dans un état déplorable, il y a donc urgence de nommer au plus tôt un cantonnier pour réparer leur dégradation. On nomme Antoine COTTONET âgé de 35 ans.

 

En 1876

La somme allouée à l’entretien des chemins est de 4768,60 francs.

 

 

 

REMARQUES

A) L’entretien des chemins a toujours été un problème pour la commune dès 1800. On a eu épisodiquement un cantonnier pour faire les réparations dès 1862. Autrement, l’entretien se faisait par journées de travail dirigées par l’agent voyer cantonal.

En 1868, le 23 février les vignerons se plaignent d’être obligés de réparer les chemins au mois de mai. Ils préfèreraient être convoqués par l’agent voyer en mars, à cause des travaux dans les vignes.

Les routes n’étaient pas goudronnées. On les empierrait et on les roulait. On prenait le gravier et les cailloux dans deux carrières (1 sur le bord de chemin N° 4, l’autre à Glay)

 

B) Rapport avec l’agent voyer de l’arrondissement. Le maire n’a pas l’air de beaucoup l’apprécier !ù Le maire voudrait que l’on fasse une route allant du village à Auberives et rejoignant le plateau de Glay.

L’agent voyer n’est pas d’accord et appuie le projet qui va d’Auberives au CD4 actuel et passant par Varembon (route qui existe actuellement). Le maire démontre que si on construisait un pont sur le Saluant, on raccourcirait le chemin de 3 km pour aller des Roches de Condrieu, en passant par St-Prim. Il répond habilement à l’agent voyer pour défendre l’intérêt de sa commune et il est très éloquent. Mais hélas le pont sur le Saluant ne sera pas construit avant 1880.

 

18 mai 1862

Mr l’agent voyer de l’arrondissement discute les motifs que le conseil municipal a fait valoir le 17 novembre dernier pour demander que le chemin vicinal de Chonas aux Roches passe par St-Prim…

…Il est facile de reconnaître que ce chef de service s’attache à vouloir réduire la commune aux plus petites proportions, tant sous le rapport de son importance que sous le rapport de ses ressources ; le conseil municipal croit devoir faire connaître à quel niveau cette commune peut être placée dans une juste appréciation de la valeur des choses et de l’intérêt qu’elles commandent.

En effet la situation de la commune est des plus avantageuses située entre la grande route de Marseille à Lyon et le fleuve du Rhône elle n’est distante que de 10 km de la ville de Vienne. Du village on compte à peu près 2 km pour arriver à la grande route, par une fort belle plaine et moins de 4 km pour descendre au bourg des Roches de Condrieu par une cote complantée de vignes.

Comme on le voit, cette position topographique si rapprochée du mouvement qu’impriment toujours les grandes voies de communication et les villes manufacturières obligent la commune de St-Prim à chercher dans la création de nouveaux chemins et dans l’amélioration de ceux qu’elle possède déjà, les moyens d’augmenter la circulation sur son territoire et de se procurer des débouchés plus avantageux, pour l’écoulement de ses récoltes.

La population n’est effectivement que de 486 âmes mais si ce chiffre n’est pas des plus fort, il n’est pas toutefois des plus faibles.

L’étendue de son territoire est de 688 ha ce qui est assez considérable. La moitié de ce territoire est cultivé en céréales et plantes fourragères et l’autre moitié est entièrement complantée de vignes.

Quant à ses ressources administratives et financières la commune ne se trouve pas non plus au dernier rang. Son budget est ordinairement de plus de 3000 Francs et il s’élèvera encore par le produit de la ferme de ses communaux.

Cette commune a construit dans ces derniers temps une église qui n’a pas coûté moins de 18 000 francs ; elle a fait l’acquisition d’une maison commune et d’école pour le prix de 7000 francs ; elle a doté le village et 2 hameaux de 3 fontaines publiques avec lavoirs, dont la dépense s’est élevée à peu près de 6000 francs et dans un temps qui ne peut-être éloigné, elle aura encore à faire des réparations considérables au presbytère.

Maintenant que par ce rapide exposé, le conseil municipal pense avoir suffisamment établi que la commune a une certaine importance relative et qu’elle aspire à entrer dans une voie de progrès plus large que celle qui lui a été ouverte jusque à ce jour. Le conseil va répondre aux objections qui sont consignées dans le rapport de Mr l’agent voyer d’arrondissement et pour lesquelles cet employé arrive à conclure que la commune de St-Prim doit se borner à améliorer seulement 2 ou 3 de ses chemins et à se contenter de circuler facilement chez elle.

… Mr l’agent voyer se trompe plus étrangement encore lorsqu’il prétend que le sol est argileux et que les chemins gardent les eaux à la surface de la voie. Il est au contraire bien certain que le sol de la commune de St-Prim est essentiellement très friable et très perméable. Le sous-sol se composant d’une terre blanche plus légère encore que celle de la partie supérieure qui permet à l’eau de s’infiltrer promptement. Aussi un seul jour de beau temps suffit-il, même en hiver, pour mettre les chemins complètement à sec.

Nous avons deux carrières à graviers « une sur le bord du chemin N° 4 de St-Prim aux Roches. On exploite maintenant une autre à laquelle on puise le gravier et même les cailloux qui sont employés en « ce moment, pour la construction d’un pavé au chemin qui traverse le hameau du Chanet, où les eaux de la fontaine publique qui se répandent sur la voie exigent la confection d’une rigole en cailloux. Le gravier qui sort de cette carrière pratiquée dans le flanc du coteau communal, sans frais d’acquisition est d’excellente qualité, mêlé qu’il est à une certaine quantité de terre ferrugineuse fortement adhérente qui une fois condensée par la pression des voitures, donne au gravage la solidité du béton. Cette carrière est inépuisable à raison de son immense étendue. »

« Il est bien regrettable que Mr l’agent voyer qui n’a évidemment pas pris la peine d’examiner les choses par lui même ait été assez mal renseigné pour consigner dans son rapport que les chemins sont très étroits et encaissés entre des tertres élevés. Si cette situation leur est bien défavorable, l’encaissement des eaux se faisait assez bien. »

 

Entre 1860 et 1880 on voit l’élargissement ou la création de 2 voies importantes :

1)                          La route de Chonas aux Roches de Condrieu passant par les Fontanettes, Toisieu, le village de St-Prim, Mordant et arrivant aux Roches par le pont du chemin de fer.

2)                          La route allant de la Nationale 7 passant à Glay et rejoignant le CD4 à Varambon.

 

On n’a pas encore construit le pont du Saluant et le tronçon allant du bas du village à la croix de Glay n’existe pas.

On ne rejoint pas la Nationale 7 après Toisieu, on va à Chonas.

Et la route qui va de St-Prim à St-Clair n’existe pas encore.

 

 

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© Yannick VOYEAUD novembre 2000