LE 2ème EMPIRE

1852-1870


août 1853

Sociétés de Secours Mutuels (création)

Décret du 26 mars 1852 sur l’organisation de secours mutuels.

Circulaire préfectorale du 12 août 1852 pour en faire connaître les avantages.

Sa Majesté l’Empereur porte le plus vif intérêt pour cette création d’un aussi grand services pour les classes laborieuses.

Avis favorable du conseil municipal.

 

6 novembre 1853

Des communaux voient leur bail expirer en 1854. Mr le maire déclare « qu’il est du devoir de l’autorité communale de prendre des mesures pour que ces terrains ne restent pas sans être affermés de nouveau.

Il faut dresser un plan pour déterminer les communaux vendus de ceux qui ne le sont pas. La commune possède encore d’autres communaux non affermés et qui ne sont pas d’une nécessité absolue pour y mener paître les troupeaux qu’il conviendrait donc de faire dresser un plan des moins utiles aux intérêts des particuliers pour les affermer. »

L’église de Cheyssieu était une chapelle vicariale dépendant de la succursale de Saint-Prim. Cheyssieux demande à être séparé de Saint-Prim et érigée en succursale. Saint-Prim est d’accord.

 

25 février 1855

Le conseil municipal propose de fixer le taux de la rétribution scolaire à 1,50 francs pour tous les élèves de la classe. Ce changement est fait uniquement pour donner plus de latitude à l’instituteur pour faire passer ses élèves d’une classe à l’autre. De cette manière la classe marchera sur un meilleur pied et par la même, les progrès seront sensibles.

 

Armes de la défense nationale

28 mars 1853

« La commune doit à l’état la somme de 288,30 francs pour frais de réparation des armes de la garde nationale réintégrées à l’arsenal de Lyon…

Le maire fait observer que la commune à déjà fait faire à une époque qui n’est pas si éloignée et par les ordres de l’autorité supérieure, une forte réparation à ces mêmes armes qui a coûté plus de 70 francs… Il paraîtrait donc de toute justice que la commune qui se trouve déjà criblée de dette fut dispensée de payer à l’état une somme qu’elle ne peut supporter vu l’état de ses dettes et de ses ressources.

Le conseil municipal considérant

1°) que la commune a acquis en 1841 une maison commune et d’école qui n’est pas encore entièrement payée,

Qu’elle a fait construire des fontaines dans plusieurs de ses hameaux qui en étaient totalement privés et que pour comble de malheur son église s’est écroulée en 1848.

Que toutes ces diverses dépenses l’ont mise dans la nécessité de vendre une grosse partie de ses communaux qui lui fournissaient les moyens de payer ses dépenses ordinaires et obligatoires et de s’imposer extraordinairement à diverses reprises des sommes très considérables dont l’une d’elle doit encore continuer pendant 7 années. Considérant

2°) que depuis plusieurs années la commune sollicite un secours du gouvernement pour lui aider à payer toutes ses dépenses et qu’elle n’a rien encore pu obtenir.

3°) considérant que depuis peu d’années la commune a déjà fait une dépense pour ces mêmes armes.

Pour tous ces motifs le conseil municipal demande à l’unanimité que la commune soit affranchie de la dépense qui s’est faite en son nom pour la réparation des armes de la garde nationale qu’elle a réintégrer à l’arsenal de Lyon. »

 

12 novembre 1854

Les revenus de la commune se trouvent entièrement épuisés… Le seul moyen qui lui reste pour payer le sieur Étienne Martel, entrepreneur aux Roches qui a fait les travaux de reconstruction de l’église est de solliciter un secours du gouvernement.

 

24 décembre 1854

La dépense pour l’église dépasse le devis de 4355,15 francs. Le gouvernement vient de refuser le secours demandé ; le seul moyen à employer est la prolongation de l’imposition extraordinaire de 8 années à partir de 1860.

 

21 janvier 1855

Le conseil regrette que l’architecte ait engagé la commune dans des dépenses qui dépassaient de beaucoup ses premières prévisions reconnaît qu’une partie de cette dépense supplémentaire a été nécessitée par la situation des lieux et que l’autre partie a servie à la solidité et à l’harmonie des travaux précédemment entrepris.

Il approuve         1° les travaux du 1er devis pour            12 943,94 francs

                          2° les travaux supplémentaires                4 355,15 francs

                          3° les honoraires de l’architecte                 870,46 francs

                                                             TOTAL           18 160,55 francs

 

31 mars 1853

Médecins cantonaux

Monsieur le préfet s’occupe, conformément aux intentions de sa Majesté Napoléon III, du soulagement des malades indigents qui ne pourraient pour une cause quelconque être envoyé dans un hospice. Mr le préfet a l’intention d’établir des médecins cantonaux qui seraient appelés :

1.      à visiter gratuitement à domicile, les malades indigents ;

2..      à prescrire la médication utile ;

3.      à délivrer les remèdes nécessaires ;

4.      à consacrer périodiquement un jour pour les consultations.

Le conseil municipal considère « que la création d’un service de médecins cantonaux pour la visite gratuite des malades indigents… serait d’une nécessité pour ainsi dire absolue, pour que les malades pauvres ne soient pas abandonnés… vote annuellement une somme de 10 francs.

 

10 mai 1885

Le sous-préfet demande à la commune de payer annuellement 17 francs pour l’organisation des médecins cantonaux. Le conseil accepte.

 


18 novembre 1855

Les membres du bureau de bienfaisance ont adressé une liste des indigents de Saint-Prim. « Le conseil reconnaît que les choix faits par cette commission se trouvent renfermés dans les limites de la vraie nécessité :

BOULUD François père

BROSSARD Marie veuve

BOUCHUD Benoîte veuve

CORON Jean père

CLAMARON François

CROIZAT Guillaume

IZERABLE Étienne

JON Jean

LUISET Jean

MAS Jean

NICAISE Claude

RÉVON Thomas

RÉVON Pierre

RABATEL François

VEYRE Jean

 

»

 

22 juillet 1855

Par arrêté préfectoral Pierre BUSTION est renommé maire et GAYVALLET Jean-Baptiste renommé adjoint. Serment : « Je jure obéissance à la constitution et fidélité à l’Empereur. »

 

19 août 1855

Taxe sur les chiens

 

22 août 1855

Installation des conseillers élus : Clémaron, Cadier, Grenouiller, Jury, Jouvenal, Lentillon, Manin, Mouton, Noyaret.

 

18 novembre 1855

Sa Majesté l’Empereur a ouvert un crédit extraordinaire de 10 millions en faveur des classes nécessiteuses afin de leur fournir du travail par la création d’ateliers de charité ou pour les assister par des distributions de secours…

« Le maire a invité le conseil à voter une somme sur les fonds libres afin de pouvoir aux approches de la saison rigoureuse donner du travail aux ouvriers indigents… Il sollicite l’honneur de figurer dans la distribution du crédit de 10 millions dans une proportion au moins égale aux sacrifices que fera la commune.

On vote à l’unanimité une somme de 100 francs. »

 

17 janvier 1856

La commune demande un secours de 6000 francs au gouvernement car elle a trop de dettes.

 

24 février 1856

La commune demande à la compagnie des chemins de fer de Lyon à la méditerranée des billets à prix réduits aller et retour pour la station des Roches correspondant avec Lyon.

 

3 mai 1857

Divers créanciers de la commune demandent à se faire payer ce qui peut leur être dû tant en capital qu’en intérêts pour avance de fonds ou pour honoraires que la commune doit pour les travaux de reconstruction de son église. Le conseil municipal décide de vendre les 28 francs que la commune a en rentes sur l’état ce qui diminuera les intérêts qu’elle doit annuellement.

 

7 février 1858

Mr le maire a fait relier et cartonner et brocher tous les ouvrages et pièces composant les archives de cette commune pour une sommes de 305,25 francs.

 

24 juin 1860

Réglementation des pâturages appartenant à la commune. Il y a déjà 35 ha affermés.

 

5 août 1860

Mr Maurice HOUDAILLE est nommé maire et Antoine Bustion nommé adjoint.

 

17 novembre 1861

« Puisque le prolongement de la route de la Varèze traversera le plateau de Glay pour aboutir au chemin n° 14bis… que la commune de Saint-Prim quoique étant imposée pour la confection du chemin ne pourra en retirer aucun profit… que les communes limitrophes qui ont des rapports journaliers avec la commune des Roches n’ont cependant aucuns chemins praticables soit pour communiquer entre elles soit pour rejoindre la dite commune des Roches car pendant l’hiver les chemins existants difficiles pour les piétons sont tout à fait impraticables pour les voitures…

Il faudrait un chemin intermédiaire de moyenne communication partant de la commune des Roches de Condrieu traversant le village de Saint-Prim pour aboutir à Chonas par une voie directe. »

 

Le temps voulu par les règlements en vigueur pour procéder à l’enlèvement des terres de ce cimetière qui sont très nuisibles à la salubrité publique et à la conservation de l’église nouvellement construite aux abords de ces lieux serait donc expiré depuis près d’une année…

Le conseil vote l’enlèvement des terres de l’ancien cimetière… La dépense à faire pour ce travail sera soldée soit au moyen des journées de prestation vu que ce terrain gêne la circulation publique, soit au moyen d’une subvention donnée par les propriétaires des maisons qui se trouvent placées aux abords du cimetière, soit enfin sur les centimes affectés à l’entretien des chemins vicinaux.

 

23 septembre 1860

1°) Par suite de l’enlèvement du terrain de l’ancien cimetière, les fondations du chœur de l’église de la paroisse se trouvent dégarnies à environ 2m au dessus du sol, ce qui compromet gravement la solidité de cet édifice et mérite d’urgence la construction d’un mur de soutènement.

2°) La porte de sortie du chœur pour le même motif se trouvant à 3m environ au dessus du sol dans l’état actuel n’est d’aucune utilité que pour en rendre le service possible, il est nécessaire de construire une montée d’escaliers.

Le conseil vote une somme de 300 francs.

 

Offres de particuliers

1.      Le sieur ARTHAUD André, cabaretier, offre 115 francs dès que l’emplacement de l’ancien cimetière sera reconnu place publique.

2.      Le sieur GUILLET Henri offre 60 francs s’il peut faire à sa maison les réparations qu’il jugera nécessaires.

3.      Le sieur BRUNET François offre 25 francs pour les mêmes raisons.

Accepté.


Remarques

Il y a déjà 35ha de communaux affermés. Il semble que c’est vers cette époque (1860) que la culture de la vigne s’est beaucoup étendue à Saint-Prim et les communaux de Glay et tout le coteau de Mordant étaient plantés de vignes.

Cette culture amena une certaine richesse dans le village jusqu’à l’arrivée du phylloxéra dont on commence à parler vers 1872.

En 1861 la commune paie ses dettes sans vendre les communaux comme elle l’avait prévu.

 

17 novembre 1861

Projet de construction d’une route allant de la N7 au CD4 actuel et passant par Varembon.

C’est un projet pour aller d’Auberives aux Roches de Condrieu. Le maire proteste énergiquement contre ce projet qui arrive sur le CD à 4 km des Roches de Condrieu et qui surtout isole complètement Saint-Prim puisque la route ne passera pas par le village. La commune doit cependant financer une partie de ce projet et n’en retirera aucun profit…

Il faut dire qu’à cette époque le pont sur le Saluant en allant vers Glay n’était pas construit ni la route allant du village vers Glay. On passait par le chemin de la Cressonnière et on traversait le Saluant à gué.

 

7 juin 1861

La commune doit encore 6000 francs sans les intérêts pour payer la construction de l’église.

On vote avec les plus imposés (FOND Joseph, CLÉMARON Louis, BUSTION Pierre, ARTHAUD André, JAILLET Joseph, GUILLET Henri, MOUTON Jean fils) à titre d’imposition extraordinaire une somme de 7500 francs recouvrable en 10 annuités, devant exonérer définitivement la commune du restant de la dette dûe à la construction de son église.

 

26 décembre 1861

Le conseil avait demandé la vente de 1ha 50a de terrain communal le 24 juin 1860. La commune peut satisfaire maintenant au paiement de ses dettes aux moyens de ses ressources actuelles est d’avis d’annuler cette vente et que le terrain communal en question soit affermé dans le plus bref délai.

 

Le devis du sieur BONNARD, fontainier est approuvé dans son entier et la somme de 1200 francs que Mme la Supérieure du couvent s’est engagée à verser à la caisse municipale dans 1 an, à partir du 17 novembre dernier en compensation de l’abandon du ¼ des eaux de la fontaine de la place soit intégralement employée à cette dépense.

 

9 février 1862

Le taux de rétribution scolaire pour l’année 1862 est fixée à 1,50 francs pour les enfants au-dessous de 8 ans et 2 francs pour ceux au-dessus de cet âge.

 

30 avril 1861 Mr de BOISSIEUX écrit

« J’apprends que la commune a le projet de faire des travaux qui démasqueraient la façade de l’église ; comme ces travaux en élargissement le chemin des Roches affranchiraient ma propriété d’un reculement possible et que comme habitant de la commune il me sera agréable de contribuer à des travaux qui sont dans l’intérêt de tous; je compte sur votre amitiés pour vous porter fort pour moi en mon absence pour une allocation de 100 francs comme contribution à ces travaux. »

 

28 septembre 1863

On crée un poste de Cantonnier payé 300 francs par an

 

7 décembre 1862

Le conseil considérant que l’emploi des prestations à la journée comme précédemment a l’inconvénient d’apporter peu d’amélioration à la vicinalité attendu qu’un grand nombre de prestataires ne comprenant pas toute l’utilité de ces travaux y apportent peu de zèle, est d’avis d’adopter pour l’année 1863 le mode de prestation à la tâche.

 

1 février 1863

Construction du presbytère

Le curé, Mr GIRARDON Joseph, fait une proposition pour la construction du presbytère.

 

15 février 1863

Le conseil approuve l’avant-projet des travaux pour l’amélioration du premier tronçon du chemin des Roches à Saint-Prim. Le chemin tendra de la gare des Roches au village de Saint-Prim en passant par Mordant.

 

6 mars 1864

Il ne reste actuellement que 64 ares de terrains incultes.

 

26 novembre 1865

Il faut surveiller le cantonnier dans ses travaux.

 

1866

Il y a 23 actes d’acquisition de terres pour l’élargissement du chemin de Saint-Prim à la gare des Roches. (On voit qu’à Mordant, il s’agit essentiellement de vignes)

 

11 avril 1865

1° secours reçu de l’état 900 francs

La commune a enfin reçu un secours du gouvernement. 900 francs envoyés par Mr le ministre de la justice et des cultes pour construire le presbytère. C’est le 1er et le seul secours reçu jusqu’en 1880.

 

9 septembre 1866

Il faut réparer le clocher. Il faudrait 9454 francs.

 

6 octobre 1867

Adjudication des travaux pour la construction d’un nouveau clocher.

 

23 février 1868

Des vignerons se plaignent d’être obligés de réparer les chemins au mois de mai. Ils préfèreraient en mars à cause du travail de la vigne.

 

17 mai 1868

Mr Henri GUILLET et Maurice VOIRON demandent à acheter une concession perpétuelle de terrain au cimetière.

 

On a 474 habitants en 1868

 

27 décembre 1868

Postes aux Roches de Condrieu. On sera rattaché au bureau de postes des Roches de Condrieu.

 

 

 

L’ÉGLISE 1848

 

L’église doit être un bâtiment ancien, ou au moins une partie de l’église (chœur). Nous avons vu qu’en 1699 l’évêque lors d’une visite pastorale avait déclaré « La nef est en bon état, mais le sanctuaire et le clocher qui est entre la nef et le sanctuaire menassent ruine ; les voutes et murailles s’étant entreouvertes en plusieurs endroits, à quoi il est important de promptement remédier .» Il ordonne que des réparations soient faites : « Nous déclarons que si dans 6 mois, notre ordonnance n’est pas exécutée, nous interdirons la dite église. »

Comment ces réparations ont-elles été faites, nous ne le savons pas.

 

1760

On bénit une cloche payée par Mme de Sambein.

 

L’église est fermée pendant la révolution de 1789 dès 1793.

 

Le dimanche 28 janvier 1810, on réinstalle le prêtre qui a repris ses fonctions le premier novembre 1809. C’est l’occasion d’une fête. Tout le conseil municipal participe à cette installation du curé CHOMEL.

 

1802

6 francs donnés au citoyen Jacques MONTEL, maçon aux Roches pour réparations par lui faites au toit de l’église.

 

18 février 1844

Le conseil de fabrique (qui devait être un conseil des paroissiens) qu’on appelle aussi « La Fabrique », demande au conseil municipal un secours pour payer des bancs et une petite porte pour mettre au chœur de l’église. Le conseil municipal accepte la dépense, « pour la commodité des habitants et l’embellissement de l’église paroissiale. »

 

20 avril 1848

L’église s’est écroulée.

Le conseil municipal examine les plans et devis pour voter s’il y a lieu l’exécution des travaux et y prévoir l’adjudication à faire des travaux. L’architecte Mr COUCHON à Vienne a présenté un plan de construction qui réunit « à la solidité, des formes assez gracieuses et bien harmonisées. » Le devis prévoit une dépense de 13600 francs. La commune pense vendre des communaux pour               4000 francs

                               Voter un impôt extraordinaire de                  6000 francs

                               Solliciter du gouvernement un secours de      3600 francs

 

20 juillet 1851

La commune vend 1ha 97a 25ca de communaux pour aider à la reconstruction de l’église.

 

19 octobre 1851

Le ministre refuse l’allocation de secours sollicitée par la commune pour la reconstruction de son église. Il faut trouver la somme de 2500 francs. « L’église de cette commune se trouve dans un état qui compromet grandement la sûreté des fidèles. » Le conseil vote l’aliénation de terrains communaux pour produire la somme de 2500 francs.

 

14 novembre 1852

« D’après le procès-verbal d’adjudication de l’église l’entrepreneur devait avoir droit aux intérêts des sommes qui lui seront dues lors de la réception provisoire des travaux. La réception devait bientôt se faire attendu que lesdits travaux de reconstruction se trouvaient en majeure partie terminés, qu’en conséquence il était du devoir du conseil municipal de diminuer le plus qu’il lui était possible les charges qui pèseront bientôt sur la commune. » Le maire propose de faire retirer de la caisse de service la somme de 4000 francs qui s’y trouve libre pour payer à l’entrepreneur une partie des travaux qui se trouvent terminés, et de cette manière les intérêts dus à l’entrepreneur se trouveront grandement diminués.

Voté à l’unanimité

Vu et approuvé conformément à l’avis de

Mr le sous-préfet : Grenoble le 5 janvier 1853. »

 

12 novembre 1854

Le sous-préfet veut savoir comment sera payée la somme qui reste due au sieur Étienne MARTEL, entrepreneur aux Roches, pour les travaux de reconstruction de l’église et pour lesquelles aucun crédit n’a encore été créé.

Le conseil décide :

« L’architecte dirigeant les travaux ayant reconnu que ceux prévus au premier devis étaient insuffisants pour la solidité et l’harmonie de ceux entrepris avait jugé à propos d’en ordonner de supplémentaires qui ont ensuite été exécutés comme les premiers sous sa direction…

Les revenus de la commune, se trouvent entièrement épuisés… le seul moyen qui lui reste est de solliciter du gouvernement un secours qu’elle n’a pas jusqu’à présent obtenu ou continuer son imposition extraordinaire jusqu’à parfaite libération. »

 

24 décembre 1854

Les contribuables les plus imposés sont Mrs Crêt, Clamaron Louis, Mantelin, Guillet Henri, Gayvallet Pierre.

Il fut reconnu par l’architecte que la prévision du devis était devenue insuffisante pour l’harmonie et la solidité des ouvrages entrepris soit à cause de la nature du terrain soit pour tout autre motif… La dépense prévue au devis a été dépassée de 4355,15 francs. La commune comptait sur un secours de 3600 francs qu’elle avait sollicité du gouvernement; ce secours vient de lui être refusé, le seul moyen à employer est la prolongation de l’imposition extraordinaire… de 8 années à partir de 1860.

C’est accordé.

 

21 janvier 1855

Le conseil regrette que l’architecte ait engagé la commune dans des dépenses qui dépassaient de beaucoup ses premières prévisions, reconnaît qu’une partie de cette dépense supplémentaire a été nécessitée par la situation des lieux et que l’autre partie a aussi servie à la solidité et à l’harmonie des travaux précédemment entrepris.

Il approuve           1° les travaux du 1er devis                    12 943,94 francs

                            2° les travaux supplémentaires                4 355,15 francs

                            3° les honoraires de l’architecte                 870,46 francs

                                                               TOTAL            18 160,55 francs

 

7 juin 1861

La commune doit encore 6000 francs sans les intérêts pour payer la construction de l’église.

On vote avec les plus imposés : FOND Joseph, CLÉMARON Louis, BUSTION Pierre, ARTHAUD André, JAILLET Joseph, GUILLET Henri, MOUTON Jean fils, à titre d’imposition extraordinaire une somme de 7500 francs recouvrable en 10 annuités devant exonérer définitivement la commune du restant de la dette à la construction de son église.

 

3 mai 1857

Divers créanciers de la commune demandent à se faire payer ce qui peut leur être dû tant en capital qu’en intérêts pour avance de fonds ou pour honoraires que la commune doit pour les travaux de reconstruction de son église. Le conseil municipal décide de vendre les 28 francs que la commune a en rentes sur l’état ce qui diminuera les intérêts qu’elle doit annuellement.

 

23 septembre 1860

1°) Par suite de l’enlèvement du terrain de l’ancien cimetière, les fondations du chœur de l’église de la paroisse se trouvent dégarnies à environ 2m au dessus du sol, ce qui compromet gravement la solidité de cet édifice et mérite d’urgence la construction d’un mur de soutènement.

2°) La porte de sortie du chœur pour le même motif se trouvant à 3m environ au dessus du sol dans l’état actuel n’est d’aucune utilité que pour en rendre le service possible, il est nécessaire de construire une montée d’escaliers.

Le conseil vote une somme de 300 francs.

 


30 avril 1861

« J’apprends que la commune a le projet de faire des travaux qui démasqueraient la façade de l’église ; comme ces travaux en élargissement le chemin des Roches affranchiraient ma propriété d’un reculement possible et que comme habitant de la commune il me sera agréable de contribuer à des travaux qui sont dans l’intérêt de tous ; je compte sur votre amitiés pour vous porter fort pour moi en mon absence pour une allocation de 100 francs comme contribution à ces travaux. »

Ceci pour aider à l’établissement de la place publique sur l’emplacement de l’ancien cimetière.

 

6 novembre 1859

Les sœurs du couvent de Saint-Prim donnent « un autel en marbre qu’elles désirent faire placer dans la chapelle de la Sainte-Vierge » en reconnaissance de l’abandon du trop plein des eaux de la fontaine du village qu’elles feront conduire dans le jardin du couvent. (Sans que la commune soit tenue de faire aucune dépense).

10 mai 1864

Madame Françoise MOLIN veuve de Mr Marceau Jacques CHARTRES a légué à l’église de Saint-Prim la somme de 500 francs pour que l’on prie pour le repos de son âme. Cette libéralité sera employée à l’entretien de l’église.

 

13 mai 1869

Reconstruction d’une partie du chevet de l’église pendant la construction du nouveau clocher.

 

18 mai 1868

On vend deux concessions de terrains au cimetière. Le prix de la vente de 160 francs sera employé à la réparation de la toiture du chœur de l’église.

 

9 septembre 1866

Mr le curé GIRARDON Joseph pour la construction du nouveau clocher et l’acquisition d’une cloche fait un don de 2000 francs.

 

 

 

 

LE PRESBYTÈRE 1863-1864

 

28 septembre 1862

Monsieur le sous-préfet invite l’administration communale à prendre les mesures nécessaires pour la prompte réparation du presbytère.

« Le conseil considérant que la commune n’a point actuellement de ressources disponibles à affecter à la réparation du presbytère par suite de dettes qu’elle a été obligée de contracter pour la reconstruction de son église, pour le paiement desquelles elle vient de s’imposer extraordinairement pendant 10 ans pour une somme annuelle de 750 francs ; considérant que le presbytère quoique en mauvais état sous le rapport de la salubrité ne menace pas ruine ; que même il est occupé par un locataire, le desservant se trouvant logé actuellement à son gré, au couvent des religieuses, est d’avis à l’unanimité d’ajourner les réparations à faire à cet édifice. »

 

1 février 1863

Mr le maire expose au nom de Mr GIRARDON Joseph, curé de la paroisse de Saint-Prim, que la masure en ruine qui a servi autrefois à loger ses prédécesseurs, ne pouvant plus servir actuellement à cet usage, il a été obligé depuis qu’il est curé de cette paroisse, d’emprunter un logement chez les Sœurs de la Providence, mais que cet état de chose ne pouvant durer plus longtemps, il vient réclamer à la commune l’exécution de ses obligations relativement au logement qu’elle doit lui fournir. Que cependant, prenant en considération les faibles ressources et les charges actuelles d’une population peu nombreuse et voulant donner en cette circonstance une preuve de sympathie aux habitant de Saint-Prim en leur venant en aide autant qu’il lui est possible. Il offre au conseil de prêter à la commune pour la construction d’un presbytère, la somme de 4000 francs moyennant l’engagement de la part du dit conseil de lui servir annuellement une rente de 200 francs représentant l’intérêt légal au 5% de la somme prêtée. Cette rente serait payable seulement jusqu’au jour de son décès ; à cette époque, le capital, suivant son désir, deviendrait la propriété de la commune. Mr le maire met ensuite sous les yeux du conseil, un plan et un devis que Mr Girardon a fait dresser par Mr PETREQUIN architecte à Vienne.

Le montant du devis des travaux s’élève à la somme de 4500 francs, non compris le transport de la pierre de taille, des moëlons et du sable que plusieurs des principaux habitants ont promis de faire gratuitement.

Les matériaux de l’ancien presbytère qui pourraient être employés dans la construction du nouveau presbytère sont évalués pour une somme de 500 francs.

Le curé voudrait y habiter au plus tard au premier novembre prochain.

Le conseil considérant que le presbytère actuel est tout à fait inhabitable, qu’il est impossible de pouvoir le réparer convenablement par suite de l’état complet de ruine où il se trouve, que c’est à peine si les matériaux qui pourraient servir à la construction du nouveau presbytère valent la somme d’environ 500 francs.

Le conseil considérant que les conditions de Mr Girardon sont très avantageuses, accepte…

Quand au voiturage des moëlons, de la pierre de taille et du sable le conseil prend l’engagement d’en opérer le transport gratuitement, donnant par là l’exemple aux autres habitants.

 

13 novembre 1864

Après exécution du devis actuel par l’entrepreneur il sera encore toutafait inachevé, attendu que faute de ressources il n’y a pas été prévu, ni des plafonds, ni des volets extérieurs au premier étage, ni des tapisseries, ni des plinthes etc… ainsi que le constate le devis supplémentaire montant à 1085,13 francs. Il y a lieu de solliciter de l’état un secours pour l’entière exécution du devis supplémentaire.

Le conseil est d’accord.

 

25 février 1866

La commune doit encore 587 francs au sieur Martel, entrepreneur des travaux de construction du presbytère. Pour subvenir à cette dépense la commune a actuellement à la caisse municipale la somme de 900 francs disponibles provenant d’un secours accordé le 1er avril 1865 par le ministre de la justice et des cultes pour l’achèvement de son presbytère.

 

Remarque

C’est la première fois depuis 1840 que la commune obtient un secours de l’état pour les constructions qu’elle a du faire.

 

Le restant du secours, montant à 217 francs servira à la construction d’un hangar comme dépendance indispensable au presbytère sans qu’il soit besoin pour la direction de ce travail du concours d’un architecte.

 

On construisit le nouveau presbytère à coté de l’ancien à une trentaine de mètres de l’église, dans le jardin de l’ancien presbytère. (Où était l’ancien ?)

 

 

LE CLOCHER 1868-1869

 

9 septembre 1866

Monsieur le maire expose à l’Assemblée que le clocher actuel de l’église de la commune laisse beaucoup à désirer sous le rapport de la solidité ainsi que l’a constaté Mr QUENIN, architecte à Vienne, chargé par la municipalité d’en faire la vérification : quatre colonnes supportant une coupole supportent ce même clocher dont le poids est déjà trop considérable. Il est donc tout à fait impossible de songer à son réhaussement ainsi que l’administration communale en avait primitivement le projet. Qu’au contraire, il serait urgent, pour soulager l’édifice de procéder le plus tôt possible à sa démolition…

Qu’en conséquence Mr le maire vient proposer à la dite Assemblée de faire construire un nouveau clocher sur l’emplacement de la sacristie actuelle placée derrière le chevet du chœur. Pour subvenir à cette dépense il faudrait la somme de 9454 francs.

Il existe déjà une liste de souscriptions volontaires de 1000 francs.

Mr GUILLET Henri prêterait 6000 francs pour 15 ans sans intérêts pendant 4 ans et remboursables après, capital et intérêts au 5% l’an pendant 11 ans…

La commune aurait une ressource de 7000 francs disponibles pour être employée à la construction de son nouveau clocher.

La commune sollicite de l’état un secours de 2454 francs.

 

23 février 1868

La commune a actuellement en caisse une somme de 7000 francs provenant d’un emprunt et d’une souscription volontaire pour la reconstruction du clocher de l’église. Il serait urgent pour faciliter la prompte exécution des travaux de demander l’autorisation à l’administration supérieure d’ouvrir un crédit s’élevant à la totalité de la somme susdite pour pouvoir faire payer des acomptes à l’entrepreneur au fur et à mesure de l’exécution des travaux.

 

13 mai 1869

Le décompte général des travaux exécutés par le sieur DUMOULIN entrepreneur pour la construction du clocher de Saint-Prim :

Il y a un supplément de dépense de 540,15 francs occasionné par la reconstruction d’une partie du chevet de l’église pour la consolidation de cet édifice.

Considérant que l’excédent de dépenses précité était tout à fait indispensable pour l’achèvement des travaux nécessaires à la solidité et l’embellissement de l’église approuve :

     Solde des travaux dus à l’entrepreneur             512,31 francs

     Honoraires de l’architecte                                  27,84 francs

                                                    TOTAL           540,15 francs

Somme égale au rabais fait lors de l’adjudication.


LE CIMETIÈRE 10 juin 1850

 

L’ancien cimetière se trouvait autour de l’église, vraisemblablement devant la place actuelle, de coté entre l’église et la route actuelle. L’entourait-il du coté du jeu de boules actuels ? Je ne sais pas. Entre l’église et la route c’est certain. « Par suite de l’enlèvement du terrain de l’ancien cimetière, les fondations du chœur de l’église de la paroisse se trouvent dégarnies à environ 2m au dessus du sol… et … la porte de sortie du chœur pour le même motif se trouvant à 3m environ au dessus du sol. »

Il était devant aussi, car lorsqu’on fit des travaux pour la place en 1861, c’était après avoir enlevé la terre du cimetière.

 

15 novembre 1844

Mr le Marquis de St-Innocent avait fait la demande de faire une concession de terrain à perpétuité dans le cimetière de Saint-Prim pour placer une pierre sépulcrale ou tout autre monument de ce genre, sur l’emplacement où Mlle de Sambein, sa parente a été ensevelie.

Remarque

Dans le paroissial j’ai vu que Mr de Sambein père était enterré dans le caveau de famille dans l’église. Mr de Sambein était le noble du pays, habitant la maison forte à Toizieu (vraisemblablement la maison des demoiselles HOUDAILLE, mais je ne l’affirme pas). C’était la coutume d’enterrer les nobles dans l’église.

J’avais en feuilletant le paroissial lu que ce noble Claude Sambein époux de Dame Marianne PAQUET avait eu plusieurs enfants :

12 avril 1711 Françoise (son parrain était écuyer)

24 mars 1712 François (parrain Chanoine et baron de l’église St-Just à Lyon)

14 octobre 1717 Marguerite

17 mars 1719 Lucie

29 juin 1725 Jean-Baptiste (enterré fin juin)

 

Ce serait pour Lucie de Sambein, morte le 25 juillet 1802 à 83 ans que Mr le Marquis de St-Innocent veut une pierre sépulcrale. Elle a été enterré sous le titre de « citoyenne Sambein » rentière et mise au milieu des autres gens de Saint-Prim dans le cimetière. Sur son acte de décès on ne nomme pas ses parents… On ne se vantait pas de ses relations avec les nobles encore présents en France à cette époque !

Voici son acte de naissance et celui de décès.

Mais que sont devenus les autres membres de cette noble famille ? Ont-ils émigrés ? Ont-ils été pris et guillotinés ? Que sont devenus leurs biens ? Il n’y a aucun renseignements nulle part… que le décès, presque anonyme de cette dernière Luce ou Lucie Sambein en 1802.

Mais son parent, en 1844 (nous sommes sous Louis-Philippe, loin de la révolution) décide de lui donner une sépulture correcte.

 

 

 

A la suite de cette demande de Mr le Marquis, le maire a fait connaître que les concessions particulières dans le cimetière ne pouvaient avoir lieu que d’après un tarif proposé par le conseil municipal et autorisé par Monsieur le préfet.

Il demandait au conseil municipal d’établir un tarif pour les trois classes de concessions comme l’exige l’ordonnance royale du 6 décembre 1843. Il semblerait qu’auparavant il n’y ait pas de tarifs et que les places étaient gratuites ? Ce n’est pas une certitude.

22 décembre 1844

Le tarif est adopté :           1ère classe         50 francs le m² perpétuité

                                        2ème classe        30                    30 ans

                                        3ème                  20                    15 ans

 

15 février 1845

Le préfet approuve le prix des concessions pour sépulture particulière.

Monsieur le maire présente quelques considérations faire exempter de la redevance les sépultures

des deux anciens curés Jean-Baptiste ALBRAN et Jean-Baptiste RIVOIRE

et de la religieuse Louise RENDON.(Ces tombes n’existent plus dans le cimetière actuel)

Les deux curés sont décédés à Saint-Prim en exercice de leur ministère ainsi que la religieuse à qui la commune doit être reconnaissante de divers bienfaits.

Le conseil considérant qu’en effet les 2 pasteurs nommés se sont acquittés de leur saint ministère avec zèle et un dévouement tout à fait évangélique qu’il convient de perpétrer autant que possible la mémoire de ces deux excellents prêtres en laissant subsister la pierre tumulaire qui se trouve sur leur tombe, qu’il convient également de reconnaître de la même manière les bonnes œuvres pratiquées par la sœur Rendon qui entre autres bienfaits a fondé à perpétuité une mission décennale à Saint-Prim, au moyen d’un capital de 1000 francs légué par elle à la communauté des religieuses qui reste chargée d’employer les 500 francs d’intérêts à payer les dépenses occasionnées par chaque mission.

Par ces motifs qui reposent sur un sentiment de justice et de reconnaissance le conseil municipal vote que les 3 sépultures seront conservées dans le cimetière actuel. Mr le maire restera chargé de faire les dispositions nécessaires pour que celles qui appartiennent à d’autres personnes soient enlevées à moins que les familles ne consentent à payer l’emplacement qu’elles occupent suivant le tarif de Mr le préfet.

Le conseil ne renonce nullement au droit de la commune de faire déplacer les 3 dites sépultures dans le cas où il deviendrait nécessaire.1

 

11 juin 1845

Plusieurs habitants de la commune ont adressé une lettre au sous-préfet, demande qui avait pour but de faire transférer le cimetière hors du village et qu’en conséquence le sous-préfet désirait connaître les intentions du conseil municipal à cet égard.

Le conseil a reconnu que cette translation serait effectivement nécessaire, mais que la commune se trouvait dans le moment dans de trop grandes dépenses pour pourvoir à cette nouvelle, qu’il ajournait jusqu’à nouvel ordre la demande faite par les divers habitants.

 

17 septembre 1848

Le citoyen Mr de St-Innocent, s’engageait de donner gratuitement à la commune une quantité de 16a 74ca de terrain pour l’établissement d’un nouveau cimetière dans sa terre appelée « Le Piche » n° 198 du plan cadastral…

Il autorise en outre la commune à faire dans la berge au couchant un chemin de 3,50 mètres de largeur pour arriver au dit emplacement et de donner en outre la somme de 20 francs pour payer les frais de l’acte de donation.

 

14 novembre 1848

Procès verbal d’enquête de « commodo et incommodo » relatif à l’établissement du nouveau cimetière. Il y a une réclamation fournie par le citoyen Crêt Gabriel (nous sommes en 1848 et le mot citoyen reparaît). « Le conseil reconnaît dans les divers chefs d’opposition du citoyen Crêt, l’habitude tracassière que cet habitant apporte dans toutes les affaires. En effet, il ne serait guère possible à la commune, de faire un cimetière dans le communal de Glay qui est à une distance de demi-heure de l’église et séparé du village par un torrent que l’on ne peut souvent traverser lorsque les pluies l’ont grossi…

L’indemnité que réclame le citoyen Crêt à raison de l’emplacement du nouveau cimetière près de sa propriété ne saurait être accueillie, attendu que l’on ne voit nulle part qu’un semblable voisinage donne lieu à une indemnité au profit des propriétés voisines. Du reste le citoyen de St-Innocent qui donne gratuitement le terrain n’en craint pas le voisinage puisque le cimetière se trouve enclavé dans sa propriété… Quant à la difficulté de l’accès pour parvenir au nouveau cimetière le citoyen Crêt exagère beaucoup, car chacun reconnaît qu’au moyen du chemin qui sera pratiqué dont le citoyen de St-Innocent donne également l’emplacement, on arrivera très commodément au nouveau cimetière. »

 

14 avril 1850

La commune est autorisée par décret du président de la République du 14 novembre 1849 à accepter la donation du terrain du cimetière par Mr de St-Innocent. Il faut le clore de murs. Monsieur le maire a fait observer :

Le cimetière actuel était de beaucoup insuffisant pour les besoins de la commune vu que l’on était obligé de remettre les corps là où il avait à peine 3 ou 4 ans qu’on y avait déjà mis ;

Qu’enfin pendant les grosses chaleurs de l’été il était presque impossible aux habitants voisins du dit cimetière de pouvoir habiter leurs maisons tant on y sentait une odeur putride ce qui est fort contraire à la salubrité publique.

Le conseil trouve que le cimetière actuel est beaucoup trop petit et qu’il deviendra encore davantage par l’agrandissement prochain de l’église.

Le maire est autorisé de traiter de gré à gré avec un entrepreneur afin de faire exécuter la construction du mur de clôture du nouveau cimetière.

 

20 février 1850

Monsieur le Marquis de St-Innocent demande pour acquérir de la commune une concession à perpétuité d’une contenance fixe de 2m² à prendre au milieu du cimetière qu’il a donné gratuitement à la commune par acte reçu de Mr JOUBERT notaire à Chonas le 16 octobre 1848.

Le conseil municipal a reconnu à l’unanimité qu’il était dans l’intention la plus volontaire de ne pas faire payer à Mr de St-Innocent 2m² de terrain dans un endroit qu’il en a donné lui-même plus de 16 ares ; que de plus la commune entière lui était de beaucoup redevable pour les nombreux bienfaits qu’elle a déjà reçus et reçoit encore journellement de cette honorable famille.

Le conseil émet le vœu que la commune soit autorisé à donner gratuitement à titre de reconnaissance à Mr le Marquis de St-Innocent le terrain qu’il se propose d’acquérir à perpétuité.

 

11 mai 1856

Depuis le 10 juin 1850, les inhumations ont cessé de se faire dans l’ancien cimetière et dès ce moment il a été fermé et a continuellement resté dans cet état sans qu’aucune inhumation n’y ait eu lieu depuis l’époque sus dite.

 

1860

Le temps voulu par les règlements en vigueur pour procéder à l’enlèvement des terres de ce cimetière qui sont très nuisibles à la salubrité publique et à la conservation de l’église nouvellement construite aux abords de ces lieux serait donc expiré depuis près d’une année…

Le conseil vote l’enlèvement des terres de l’ancien cimetière… La dépense à faire pour ce travail sera soldée soit au moyen des journées de prestation vu que ce terrain gêne la circulation publique, soit au moyen d’une subvention donnée par les propriétaires des maisons qui se trouvent placées aux abords du cimetière, soit enfin sur les centimes affectés à l’entretien des chemins vicinaux.

Le sieur ARTHAUD André, cabaretier, offre 115 francs dès que l’emplacement de l’ancien cimetière sera reconnu place publique.

Le sieur GUILLET Henri offre 60 francs s’il peut faire à sa maison les réparations qu’il jugera nécessaires.

Le sieur BRUNET François offre 25 francs pour les mêmes raisons.

 

Avril 1861

On aménage la place devant l’église

 

17 mai 1868

Monsieur Henri GUILLET et Maurice VOIRON font une offre pour obtenir une concession perpétuelle de terrain dans le cimetière, de payer à raison de 30 francs le m².

Le conseil considérant que l’étendue du cimetière est très vaste pour les besoins de la population qui ne compte que 474 habitants de vendre 30 francs la m² une superficie de 4m² à chacun. Ils pourront prendre leur concession de terrain le long du mur du cimetière situé au nord sauf devant le cimetière particulier de la famille Crêt. (Ces emplacements semblent ne plus être dans la famille ou tout au moins ils ne sont pas comme indiqués ici.)

 

18 mai 1873

Mr HOUDAILLE maire a l’intention d’acheter pour sa famille une contenance de 10m²40cm² de terrain dans le cimetière. Ce terrain serait pris le long du mur du cimetière joignant celui de la famille Crêt sur une superficie de 2m de largeur et 5,20 mètres de longueur.

Il demande l’autorisation de renverser le mur de clôture du cimetière se trouvant sur la bordure nord du cimetière dont il se propose de faire l’acquisition s’engageant pour lui et les siens à tenir en bon état le mur de clôture du cimetière de la famille Crêt, dont le chef était son aïeul maternel, de manière à ce que le cimetière de la commune ne cesse pas d’être parfaitement clos. Il devra verser en augmentation 60 francs représentant une superficie de 2m² occupée par l’emplacement du mur qu’il se propose de renverser.(Actuellement 3 tombes Houdaille et 3 plaques Crêt dans ce carré)

 

9 mai 1875

Mr Girardon, curé de la paroisse, demande une concession gratuite à perpétuité d’une superficie de terrain de 42 m² pour la construction aux frais du dit Mr Girardon d’une chapelle avec le droit pour lui et ses successeurs d’y faire déposer leur dépouille mortelle.

Considérant que la construction d’une chapelle dans le cimetière ne peut-être qu’avantageuse sous tous les rapports ; que la population sera heureuse de posséder dans son cimetière la dépouille mortelle du digne prêtre qui a su s’attirer l’affection générale de ses paroissiens par sa charité et ses nombreux sacrifices concède gratuitement et à perpétuité à Mr Girardon, curé actuel de la paroisse, une superficie de 42 m² dans un endroit inoccupé où bon lui semblera. Si ce monument n’était pas construit du vivant de Mr Girardon la commune cesserait d’être engagée envers lui et reprendrait entière propriété du terrain actuellement concédé. (Apparemment il sera le seul a être inhumé dans la chapelle. C’est un cas exceptionnel par l’ampleur du bâtiment.)

 

Page précédente      Retour 1ere page     Page suivante

© Yannick VOYEAUD novembre 2000